

02 avril 2009
Convention tripartite 2 avril 2009
Convention pluriannuelle
entre l’Etat, l’Unédic et Pôle emploiEntre l’Etat, représenté
par la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et par le
secrétaire d’Etat chargé de l’emploi,
L’Unédic, représentée par
le président et la vice-présidente de son conseil d’administration et son
directeur général,
Et Pôle emploi, représenté
par le président de son conseil d’administration et son directeur
général,
Vu la loi n°2008-126 du 13
février 2008 et le décret n°2008-1010 du 29 septembre 2008 relatifs à
l’organisation du service public de l’emploi,
Vu l’avis du Conseil
national de l’emploi en date du 18 mars 2009,
Il est convenu ce qui suit
:
PREAMBULE
La création de Pôle emploi
par la fusion de l’ANPE et du réseau des Assédic s’inscrit dans un
objectif politique global qui est celui de la mobilisation pour l’emploi.
Que ce soit à court terme dans un contexte conjoncturel difficile sur le
front de l’emploi ou pour faire face à moyen terme aux évolutions
structurelles du marché du travail, le service public de l’emploi français
doit se fixer des objectifs de progrès lui permettant de rejoindre le
niveau des meilleurs standards européens.
Investi des missions de
service public définies par la loi du 13 février 2008 relative à la
réforme de l’organisation du service public de l’emploi, Pôle emploi sera
l’opérateur de référence de la politique publique de l’emploi et devra
relever le défi que représente la mise en place d’une véritable
flexicurité. Cette ambition est conforme aux lignes directrices intégrées en matière
d’emploi de la stratégie de Lisbonne, aux principes adoptés par le Conseil
européen le 5 décembre 2007 et aux ambitions de l’accord national
interprofessionnel du 11 janvier 2008 relatif à la modernisation du marché
du travail. Conformément à la convention de l’OIT C. 88 relative au
service public de l’emploi, Pôle emploi devra agir pour réaliser « la meilleure organisation possible du marché de
l’emploi et veiller à garantir l’universalité d’accès à ses services sur
le territoire national ».
Le service public confié à
Pôle emploi est gratuit tant pour les demandeurs d’emploi que pour les
entreprises, et financé, d’une part, par une subvention de l’Etat inscrite
chaque année en loi de finances et, d’autre part, par une contribution de
l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage prévue par la loi.
D’autres financements publics peuvent être attribués, notamment par les
collectivités territoriales, pour prendre en charge certaines actions
complémentaires aux services offerts par Pôle emploi sur l’ensemble du
territoire.
La fusion de l’opérateur
public historique, l’Agence nationale pour l’emploi, et du réseau des
Assédic conduit l’Etat et les partenaires sociaux, gestionnaires du régime
de l’assurance chômage depuis 1958, à définir ensemble les objectifs de la
nouvelle institution.
Pôle emploi devra donner
l’assurance à ceux qui cherchent un emploi, notamment aux plus fragiles,
de pouvoir réussir leur insertion ou leur transition professionnelle, et
apporter une réponse efficace aux difficultés de recrutement des
entreprises. Il devra aussi tenir la liste des demandeurs d’emploi,
assurer le service des allocations de chômage, veiller au respect des
droits et devoirs des demandeurs d’emploi, participer activement à la
lutte contre les discriminations à l’embauche et pour l’égalité
professionnelle, développer une expertise sur le marché du travail au
service de l’ensemble des acteurs publics et privés.
La création de Pôle emploi
va bien au delà d’une simple opération institutionnelle de fusion et doit
s’accompagner d’un saut qualitatif significatif. Son action devra
permettre :
- de faire bénéficier les
demandeurs d’emploi comme les employeurs d’un service plus performant,
plus personnalisé, dont l’amélioration sera régulièrement mesurée par des
enquêtes de satisfaction ;
- d’éviter tout
éloignement durable du marché de l’emploi et de faire reculer le chômage
de longue durée en apportant des réponses adaptées selon les profils et
les difficultés de chacun ;
- d’améliorer le
fonctionnement du marché du travail en accélérant les reprises d’emploi,
en facilitant la mobilité professionnelle, en faisant reculer les
difficultés de recrutement rencontrées sur certains métiers par les
entreprises.
Pôle emploi s’appuiera sur
la motivation, l’expérience et la compétence de ses agents pour mettre en
place une nouvelle offre de service intégrée, tirant parti de l’ensemble
des acquis des deux réseaux des Assédic et de l’ANPE. Les employeurs et
les personnes à la recherche d’un emploi disposeront désormais en tout
point du territoire d’un réseau polyvalent assurant l’ensemble des
prestations nécessaires au recrutement et au placement. La mise en commun
des moyens des deux réseaux permettra le redéploiement d’agents
supplémentaires au service direct des usagers. Les résultats de la réforme
feront l’objet d’évaluations régulières et d’un suivi au moyen
d’indicateurs de performance précis.
Pour relever ces défis,
Pôle emploi s’attachera à développer au sein de son réseau une culture et
des valeurs professionnelles partagées.
Pôle emploi devra
travailler davantage en complémentarité avec les autres opérateurs de
placement et d’insertion, qu’ils soient publics ou privés, notamment afin
de favoriser l’innovation et l’échange des bonnes pratiques.
Pôle emploi devra aussi
coopérer activement avec les départements pour le retour vers l’emploi des
bénéficiaires du RSA et avec les régions pour l’accès à la formation
professionnelle des demandeurs d’emploi.
La présente convention
définit les objectifs assignés à Pôle emploi par l’Etat et l’Unédic pour
la période 2009–2011. Elle prévoit deux paliers de transformation : le
premier en 2009, centré sur la réussite de la fusion et les premières
étapes d’amélioration de l’offre de service, et le second à l’horizon
2011, qui vise à améliorer durablement l’offre de service et le
fonctionnement du marché du travail. Elle prévoit en outre les principes
d’évolution de l’organisation territoriale, des partenariats et des modes
d’intervention. Elle précise enfin les moyens dont Pôle emploi disposera
pour mener à bien ses missions, ainsi que les modalités de suivi et
d’évaluation de ses résultats.
Titre I - Objectifs specifiques pour des ameliorations
tangibles dès l’année 2009L’année 2009 sera
décisive pour la réussite de la réforme du service public de l’emploi,
qui doit dépasser la simple intégration technique de l’ANPE et du réseau
des Assédic et ouvrir la voie à un saut qualitatif dans les services
rendus aux demandeurs d’emploi et aux entreprises. Durant cette première
année, Pôle emploi devra non seulement réaliser la fusion des
organisations et des processus de gestion internes tout en garantissant
la qualité des services antérieurement délivrés par l’ANPE et les
Assédic, mais aussi apporter un progrès tangible dans les services
offerts, par de nouveaux chantiers d’améliorations. A cet effet, un
premier palier de renforcement des services sera mis en oeuvre avec les
objectifs définis ci-après.
1.1. Simplifier et
améliorer rapidement l’accès aux services
1.1.1. Délivrer dans
l’ensemble des unités locales l’ensemble des services antérieurement
délivrés séparément par l’ANPE et les AssédicAvant la fin du premier
trimestre 2009, tous les sites recevant du public devront assurer un
accueil de premier niveau couvrant l’ensemble des missions de Pôle
emploi :
- fourniture de
renseignements généraux en matière d’indemnisation, de recouvrement, de
placement, de services, prestations et formations accessibles
localement,
- orientation vers
l’interlocuteur adéquat, interne ou externe à Pôle emploi, possibilité
de prendre ou modifier des rendez-vous,
- informations et aide
si nécessaire pour l’usage des outils à disposition comme le téléphone,
les bornes, internet, la documentation, l’impression ou la photocopie de
documents.
Dès l’été 2009, sans
attendre la restructuration physique du réseau qui sera mise en oeuvre
dans le cadre du plan pluriannuel prévu au point 1.7.3., des équipes mixtes devront être constituées dans tous les
sites recevant du public, où les demandeurs d’emploi et les employeurs
pourront accéder à l’ensemble des services délivrés antérieurement
séparément dans les agences locales de l’emploi et antennes Assédic.
Dans les agglomérations, des modalités particulières d’organisation
pourront être expérimentées.
1.1.2. Fusionner les
sites internet et offrir un accès téléphonique uniquePôle emploi mettra en
place une page d’accueil commune vers les sites internet préexistants et
un identifiant unique permettant de naviguer sans rupture entre les
services authentifiés. Un lien sera mis en place vers le nouveau site de
l’Unédic, qui continue d’assurer notamment l’information réglementaire
sur l’assurance chômage.
Un numéro d’appel
téléphonique unique 3949 mis en place dès la création de Pôle emploi
permettra aux demandeurs d’emploi d’accéder au moyen d’une arborescence
unique à l’ensemble des services.
Les employeurs
conserveront des lignes directes pour accéder aux équipes
professionnelles en charge du recueil et du traitement des offres
d’emploi, et le numéro 0826 donnant accès aux services en charge du
recouvrement des cotisations d’assurance chômage leur permettra
également de connaître leur ligne directe et d’être mis en relation avec
l’équipe professionnelle compétente.
1.1.3. Adapter les
horaires d’ouverture aux besoins des personnes en recherche d’emploi
et des employeursL’amplitude d’ouverture
au public des services de Pôle emploi sera au minimum de 35 heures sur
l’ensemble des sites. Les horaires d’ouverture seront homogènes dans
chaque région, sous réserve d’aménagements tenant compte notamment des
différences de situation entre les zones rurales et les agglomérations
ou de la mise en place, le cas échéant, d’horaires atypiques pour
faciliter l’accès aux services de Pôle emploi. La mise en oeuvre de cet
objectif ne préjuge pas des règles relatives au temps de travail des
agents, qui relèvent de la négociation de la convention collective de
Pôle emploi.
1.1.4. Mettre en place
un entretien unique d’inscriptionDans le cadre du premier
palier de fusion opérationnelle, le processus d’inscription devra être
simplifié, notamment par la suppression des redondances entre le premier
entretien qui permet de s’inscrire et connaître ses droits, et le second
entretien centré sur l’élaboration du projet personnalisé d’accès à
l’emploi (PPAE). Pôle emploi fera progresser au cours de l’année 2009 la
proportion des entretiens d’inscription et des PPAE réalisés au cours de
la même journée.
Parallèlement Pôle
emploi expérimentera l’entretien unique d’inscription dès le premier
trimestre 2009 en vue d’une généralisation à tous les nouveaux inscrits
en octobre 2009. L’entretien unique permettra au demandeur d’emploi de
bénéficier dès l’inscription d’une information la plus précise possible
sur son indemnisation, de se voir proposer chaque fois que possible de
premières offres d’emploi adaptées, et d’élaborer son projet
personnalisé d’accès à l’emploi.
Pour un accès rapide aux
services, Pôle emploi aura pour objectif de réaliser l’inscription
effective dans les 5 jours ouvrés suivant le premier contact avec le
demandeur d’emploi.
1.2. Etablir une
relation personnalisée avec l’ensemble des demandeurs d’emploi
1.2.1. Mettre en place
un conseiller personnel pour chaque demandeur d’emploiLa désignation d’un
conseiller personnel pour chaque demandeur d’emploi sera généralisée en
2009.
Le conseiller personnel
est le référent unique du demandeur d’emploi et son interlocuteur
privilégié pour l’ensemble de l’offre de service de Pôle emploi, tant en
matière de placement que d’indemnisation, et l’accompagne tout au long
de son parcours de retour à l’emploi. Le demandeur d’emploi est informé
dans les quinze jours suivant l’entretien d’élaboration du PPAE de la
désignation de son conseiller personnel et des coordonnées permettant de
le contacter.
En cas de suivi délégué
à un opérateur externe, celui-ci en est informé immédiatement par Pôle
emploi, et communique au demandeur d’emploi dans les quinze jours les
coordonnées de son conseiller.
Le conseiller mène avec
le demandeur d’emploi les entretiens de suivi personnalisé, définit les
étapes du parcours personnalisé, propose des offres d’emploi, prescrit
les prestations et s’assure de ses démarches actives de recherche
d’emploi. Il actualise le PPAE, notamment le projet professionnel et les
éléments constitutifs de l’offre raisonnable d’emploi, conjointement
avec le demandeur d’emploi au minimum tous les trois mois.
1.2.2. Adapter la
fréquence de contacts selon les difficultés de retour à
l’emploiPôle emploi mettra en
place dès 2009 une première étape de restructuration de l’offre de
service aux demandeurs d’emploi afin de la rendre plus lisible et de
construire un cadre général favorisant la personnalisation des conseils,
services, aides et prestations mobilisés pour chacun au fur et à mesure
de l’évolution de sa situation.
En fonction de la
distance à l’emploi du demandeur d’emploi, la fréquence des contacts
sera adaptée :
- Tous les demandeurs
d’emploi bénéficieront au deuxième mois de chômage d’un atelier
collectif axé sur la recherche d’offres d’emploi, puis à partir du
quatrième mois de chômage d’au moins un entretien programmé chaque mois
avec leur conseiller personnel.
- Les demandeurs
d’emploi qui ont besoin d’un soutien particulier bénéficieront dès leur
inscription de contacts plus fréquents et de la mobilisation d’outils
complémentaires, soit dans le cadre de dispositifs d’accompagnement
internes à Pôle emploi, soit par la mobilisation d’opérateurs
externes.
Les demandeurs d’emploi
ayant un projet de création ou reprise d’entreprise bénéficieront d’un
accompagnement adapté, en tenant compte de l’évolution des dispositifs
mis en place par l’Etat.
Parallèlement, les
entretiens conduits de manière redondante pour le suivi des demandeurs
d’emploi par les deux réseaux fusionnés seront supprimés.
1.3. Mettre en oeuvre
efficacement un ensemble rénové de mesures d’aide aux entreprises et
aux demandeurs d’emploi, qu’ils soient indemnisés ou nonLes aides antérieurement
mobilisées par l’ANPE et l’Unédic sont remplacées dès le 1er janvier
2009 par un ensemble rénové de mesures d’aide aux entreprises et aux
demandeurs d’emploi, qu’ils soient indemnisés ou non.
Les orientations pour la
conception et la gestion de ce nouveau dispositif d’aides sont fixées
par le titre 2 de la présente convention. Le dispositif pourra le cas échéant
être adapté en fonction des accords issus des négociations
interprofessionnelles relatives à l’assurance chômage et à la formation
professionnelle.
1.4. Poursuivre la
mise en oeuvre du plan de mobilisation pour l’emploi et du plan de
relance engagés en 2008Pôle emploi continuera
de mettre en oeuvre le plan de mobilisation pour l’emploi défini en
novembre 2008. A ce titre, Pôle emploi s’engage à :
- Recevoir dans le mois
qui suit leur réinscription les demandeurs d’emploi à l’issue d’un
contrat à durée déterminée ou d’une mission d’intérim de moins de 6
mois, afin d’engager au plus tôt les mesures nécessaires à leur retour à
l’emploi ;
- Participer, en
relation avec les préfets, à la promotion des contrats aidés dans le
secteur non marchand, ainsi qu’à des démarches de prospection des
employeurs potentiels, afin de répondre aux besoins des demandeurs
d’emploi et des employeurs et d’atteindre l’objectif de 330.000 contrats
aidés en 2009 ;
- Accompagner le retour
vers l’emploi des bénéficiaires des contrats aidés non marchands, en
examinant de manière systématique leurs besoins en matière de
prestations, de formation et de validation des acquis de l’expérience,
en conservant avec eux un contact continu et en assurant un « entretien
bilan » deux mois avant le terme du contrat ;
- Prendre contact avec
chaque entreprise dont l’offre d’emploi n’a pu être satisfaite dans un
délai d’un mois afin de mettre en place les services adaptés à ses
besoins.
- Assurer pour le compte
de l’Etat la gestion opérationnelle de l’aide à l’embauche dans les
entreprises de moins de 10 salariés introduite en 2009 par le plan de
relance ; à ce titre, Pôle emploi assurera l’information des entreprises
sur le dispositif, versera l’aide aux entreprises éligibles et fournira
des indicateurs sur les sommes versées et les bénéficiaires.
1.5. Développer
l’accompagnement des licenciés économiquesDans le cadre de
l’accord national interprofessionnel portant reconduction du dispositif
des CRP, Pôle emploi mettra en oeuvre l’accompagnement des licenciés
économiques adhérents au dispositif des conventions de reclassement
personnalisé, soit en tant qu’opérateur direct, soit en ayant recours à
d’autres opérateurs de placement. L’accompagnement sera porté de 8 à 12
mois et intensifié dès 2009, avec pour objectif la mise en place d’un
conseiller personnel pour au maximum 50 bénéficiaires.
Pôle emploi sera
également chargé de mettre en oeuvre le contrat de transition
professionnelle (CTP) dans les bassins d’emploi auquel sera étendu ce
dispositif en 2009, soit en tant qu’opérateur direct, soit en ayant
recours à d’autres opérateurs de placement, et d’en assurer la gestion
administrative et financière. Il assurera cette mission en coordination
avec l’AFPA et mettra en oeuvre un niveau d’accompagnement équivalent à
celui existant dans les bassins d’emploi déjà couverts par ce
dispositif.
1.6. Prendre part à la
mise en oeuvre de la loi du 1er décembre 2008 généralisant le revenu
de solidarité active et réformant les politiques d’insertionLa mise en oeuvre du
revenu de solidarité active impliquera de repenser les modalités selon
lesquelles les bénéficiaires de minima sociaux sont orientés vers un
acteur du service public de l’emploi dans les conditions définies par la
section 3 du chapitre II du titre VI du livre II du code de l’action
sociale et des familles, issue de la loi du 1er décembre 2008
généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques
d’insertion. Pour assurer sa réussite, Pôle emploi prendra part à la
négociation des conventions d’orientation qui interviendra au cours du
premier semestre 2009.
En vue d’accompagner
efficacement les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) en
recherche d’emploi et disponibles pour occuper un emploi, Pôle emploi
définira et proposera aux conseils généraux avant la fin du premier
trimestre 2009 les actions d’accompagnement susceptibles d’être
réalisées en complément des services de droit commun.
Au premier semestre
2009, dans le cadre des modalités définies par décret de l’aide
personnalisée de retour à l’emploi prévue à l’article 8 de la loi
généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques
d’insertion (nouvel article L 5133-8 du code du travail), une convention
entre le président du conseil de gestion du fonds national des
solidarités actives et Pôle emploi déterminera, pour une durée de trois
ans, les conditions dans lesquelles, cette aide contribue au
renforcement, pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active, des
aides et mesures de Pôle emploi attribuées dans le cadre d’une reprise
d’activité professionnelle.
Pôle emploi conduira
également en 2009 les actions nécessaires pour préparer la mise en
oeuvre des contrats uniques d’insertion prévus par la loi généralisant
le RSA et réformant les politiques d’insertion : adaptation des outils,
des supports d’information internes et externes, formation des agents
pour assurer un développement rapide de ces nouveaux contrats à compter
du 1er janvier 2010.
1.7. Préparer dans le
cadre des orientations fixées par la présente convention une refonte
des services et un plan pluriannuel d’évolution de l’organisation
territorialeLes travaux de
conception engagés par l’instance nationale provisoire seront poursuivis
en 2009 afin de préciser la cible à atteindre en termes de services et
d’implantations territoriales, les changements à conduire en termes
d’organisation et de métiers, les étapes et méthodes de mise en oeuvre
du second palier de transformation.
1.7.1. Améliorer la
connaissance des attentes des personnes en recherche d’emploi et des
employeurs, conduire des expérimentations et les évaluerDes enquêtes clients
seront conduites par Pôle emploi pour mieux appréhender les attentes des
demandeurs d’emploi, des salariés et des employeurs, tester les
changements envisagés et fournir une base de référence pour les
évaluations ultérieures.
Pour définir les
conditions de mise en oeuvre des orientations fixées par le titre 2 de la présente convention, Pôle emploi conduira en 2009 des
expérimentations, en particulier sur :
- la mise en place de
forces de prospection chargées d’aller au devant des entreprises pour
améliorer en lien avec les équipes professionnelles locales la collecte
d’offres d’emploi et le placement ;
- l’extension du suivi
mensuel personnalisé au premier mois de chômage au lieu du quatrième
mois, en vue d’améliorer les taux de retour à l’emploi ; déjà engagée
pour les seniors et les personnes en convention de reclassement
personnalisée, cette extension sera notamment expérimentée pour des
jeunes de moins de 25 ans.
Des protocoles
d’expérimentation seront établis pour en permettre une évaluation
rigoureuse au regard des objectifs poursuivis, par comparaison avec des
zones témoin.
1.7.2. Préciser
l’offre de service cible et les évolutions nécessaires de
l’organisation et des métiersEn vue d’atteindre les
objectifs fixés par le titre 2 de la présente convention, Pôle emploi définira en 2009 son
offre de service cible et les évolutions nécessaires de l’organisation
et des métiers, dont la négociation de la convention collective devra
tenir compte. Un plan de déploiement intégrant la mise en oeuvre des
formations et des évolutions des systèmes d’information à réaliser sera
établi.
1.7.3. Elaborer des
schémas régionaux et un schéma national cible d’implantation
territoriale et définir un plan pluriannuel d’évolution de
l’organisation territorialeDès la création de Pôle
emploi, les directeurs régionaux prépareront des schémas régionaux
d’implantation territoriale dans le cadre des orientations nationales et
des engagements pris dans le cadre des conventions annuelles régionales
conclues avec les préfets de région, et recueilleront l’avis du conseil
régional de l’emploi sur leurs projets.
Avant la fin de l’été
2009, la direction générale de Pôle emploi proposera au conseil
d’administration un schéma national cible d’implantation territoriale
visant à optimiser l’organisation du réseau issu de la fusion de l’ANPE
et des Assedic, et comportant :
- Des schémas régionaux
d’implantation territoriale,
- Un plan triennal
d’évolution des implantations,
- Les incidences
financières de transformation du réseau.
Les orientations pour la
conception de ce schéma cible sont fixées par le titre 3 de la présente convention.
Titre II - L’amélioration de l’offre de service aux personnes
en recherche d’emploi et aux entreprises à l’horizon 2011Pôle emploi met en
oeuvre et apporte sa contribution à la politique publique de l’emploi
définie par l’Etat et aux orientations définies par les partenaires
sociaux dans le cadre des accords interprofessionnels relatifs à
l’emploi, au chômage et à la formation professionnelle. L’Etat et
l’Unédic fixent ensemble les objectifs suivants à l’horizon 2011 pour
l’amélioration des services, en vue d’accroître les taux de retour à
l’emploi.
2.1. Mettre en en
place dans l’ensemble du réseau une nouvelle offre de service aux
demandeurs d’emploi
2.1.1. Approfondir la
personnalisation des servicesPôle emploi aura pour
objectif central d’approfondir la personnalisation des services et de
donner aux demandeurs d’emploi, notamment aux plus fragiles, l’assurance
de ne pas rester isolés dans leurs démarches et d’être aidés
efficacement dans leur recherche d’emploi.
Pour atteindre cet
objectif, Pôle emploi devra faire progresser la qualité des services
délivrés. Chaque demandeur d’emploi indépendamment de son statut devra
pouvoir bénéficier d’une personnalisation accrue par la mobilisation des
prestations, des services et des conseils les plus adaptés à sa
situation, ainsi que des aides et mesures de Pôle emploi, et de les
adapter au fur et à mesure de l’évolution de sa situation quel que soit
le type de parcours dont il bénéficie.
A cet effet, les
évolutions nécessaires seront définies et mises en oeuvre pour :
- améliorer les méthodes
de diagnostic de la distance à l’emploi et de repérage des difficultés
des demandeurs d’emploi;
- rechercher la
meilleure articulation entre le parcours de base et une palette d’outils
complémentaires en cas de situations plus complexes ;
- développer les
compétences des agents en contact avec les demandeurs d’emploi pour la
conduite des entretiens d’inscription et l’élaboration des PPAE, pour le
suivi et l’appui aux demandeurs d’emploi en tant que conseiller
personnel, et pour faciliter l’accès aux contrats aidés;
- permettre au demandeur
d’emploi dont le suivi a été délégué à un réseau spécialisé ou un
opérateur de placement de conserver un correspondant au sein de Pôle
emploi, notamment pour les questions relatives à son
indemnisation.
- optimiser l’appui
apporté par les systèmes d’information, qui doivent évoluer profondément
pour offrir des fonctionnalités plus riches et une ergonomie adaptée à
la fonction de conseiller personnel, et faciliter les échanges avec les
acteurs externes ;
- optimiser
l’organisation au sein des équipes locales de Pôle emploi et mettre en
place des plates-formes dédiées aux parcours renforcés, selon les
modalités opérationnelles testées par l’ANPE en 2007 et 2008 dans le
cadre du dispositif « Cap vers l’entreprise » (CVE) ;
- adapter la gamme des
prestations à la nouvelle offre de services, notamment dans le cadre
d’appels d’offres à lancer courant 2010.
- s’appuyer sur le
médiateur national et les médiateurs régionaux pour améliorer la qualité
des services et associer les usagers à leur adaptation et à leur
évaluation.
Les progrès dans la
personnalisation des services seront mesurés notamment par des enquêtes
de satisfaction régulières et par :
- le taux de réalisation
des entretiens mensuels dans le cadre du parcours de base ;
- le nombre moyen de
demandeurs d’emploi par conseiller personnel en parcours de base
;
- le nombre moyen de
demandeurs d’emploi par conseiller personnel en parcours renforcés
;
- la proportion des
demandeurs d’emploi sans mise en relation depuis deux mois ou
plus.
2.1.2. Améliorer en
priorité les services pour les publics rencontrant des difficultés
particulières et mettre en oeuvre si nécessaire des plans d’action
ciblés pour ces publicsLes chances d’un retour
rapide à l’emploi sont aujourd’hui statistiquement plus faibles pour
certains publics, en particulier les jeunes sans qualification, les
personnes de plus de 50 ans, les personnes handicapées, les personnes
résidant dans une zone urbaine sensible, les bénéficiaires du RMI (du
RSA à partir de juin 2009) disponibles pour occuper un emploi. Pour les
personnes dont le chômage se prolonge, la durée de chômage tend aussi à
devenir un obstacle pour le retour à l’emploi, ce qui doit conduire à
intensifier le suivi et l’appui apporté aux chômeurs de longue durée, y
compris lorsqu’ils exercent des activités réduites.
Plutôt qu’une approche
administrative de catégorisation des demandeurs d’emploi, c’est l’option
de la personnalisation des services qui sera privilégiée par Pôle
emploi, en vue de répondre à ces difficultés par la construction de
parcours adaptés selon les profils et les besoins individuels de chaque
demandeur d’emploi.
Le déploiement de
nouveaux services devra concerner prioritairement ces demandeurs
d’emploi, comme cela a par exemple été le cas avec le déploiement du
suivi mensuel personnalisé au premier mois pour des demandeurs d’emploi
seniors.
Pôle emploi mettra en
place un suivi particulier des actions et résultats obtenus pour ces
catégories de demandeurs d’emploi, pour adapter les services qui leur
sont offerts et mettre en place si nécessaire des plans d’action ciblés.
En particulier, l’analyse des résultats des indicateurs annexés à la
présente convention pourra s’appuyer sur leur ventilation par publics
prioritaires.
La suppression
progressive de la dispense de recherche d’emploi à partir du 1er janvier
2009 ainsi que la libéralisation des règles du cumul entre un emploi et
une retraite nécessitent que Pôle emploi intensifie l’accompagnement des
seniors.
Par ailleurs, la réforme
de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) prévoit le renforcement de
l’accompagnement vers l’emploi des personnes en bénéficiant, quand elles
sont en capacité de travailler. Pôle emploi adaptera en conséquence les
effectifs présents au sein des équipes pluridisciplinaires des Maisons
départementales des personnes handicapées (MDPH) dans le cadre de cette
réforme.
L’objectif fixé à
l’horizon 2011 est de faire reculer le chômage de longue durée et de
faire diminuer l’écart entre les taux de retour à l’emploi pour tous les
publics prioritaires cités ci-dessus et le taux de retour à l’emploi de
l’ensemble des demandeurs d’emploi.
2.2. Offrir des
services adaptés aux personnes en activité qui souhaitent mener à bien
un projet professionnelLes services de Pôle
emploi doivent être accessibles à toutes les personnes à la recherche
d’un emploi, d’une formation ou d’un conseil professionnel, qu’elles
aient ou non un emploi, sans toutefois se substituer aux obligations de
l’employeur.
Pour les personnes ayant
un emploi, les services à distance doivent être privilégiés. Les
attentes particulières de ce public seront analysées, et les services en
ligne déjà accessibles à tous sans formalités particulières (abonnement
aux offres d’emploi, télécandidatures, etc.) seront progressivement
enrichis et adaptés en conséquence sur le site internet de Pôle
emploi.
L’accompagnement des
personnes en contrats aidés sera poursuivi dans les conditions définies
au point 2.6.2.
Une offre de services
spécifiques pour des actifs occupés sera développée par Pôle emploi à
l’horizon 2011, en fonction des moyens qui pourront être dégagés compte
tenu de l’évolution de la situation de l’emploi et des redéploiements
permis par la fusion de l’ANPE et du réseau des Assédic. Cette offre de
service devra concerner prioritairement les actifs les plus fragiles
tels que les personnes concernées par une forte récurrence
emploi/chômage (successions de CDD ou de périodes de travail
temporaire), ou les personnes travaillant à temps partiel et souhaitant
rechercher un emploi à plein temps, notamment parmi les bénéficiaires du
RSA.
2.3. Améliorer l’offre
de services de recrutement et élargir le périmètre des entreprises
clientes
2.3.1. Offrir aux
employeurs des services plus faciles d’accès et plus
personnalisésLes services
d’accompagnement des recrutements des entreprises devront être faciles
d’accès :
- grâce à la
mobilisation de tous les canaux d’information sur les services de Pôle
emploi (site internet, prospection téléphonique, visites physiques,
forums pour l’emploi, etc.)
- grâce à la
personnalisation de la relation avec l’entreprise et la désignation d’un
interlocuteur stable pour les entreprises qui le souhaitent.
Pôle emploi mettra en
place une offre de services couvrant tout le spectre des besoins des
entreprises qui souhaitent recruter : simple parution de l’offre
d’emploi, sélection des candidats, assistance au recrutement et suivi
des premiers mois dans l’emploi. Le service de sélection de candidats
sera systématiquement proposé.
Une attention
particulière sera portée aux attentes des TPE/PME et des entreprises qui
ont des difficultés à recruter.
Les entreprises ayant
recruté par l’intermédiaire de Pôle emploi seront systématiquement
recontactées pour recueillir leur appréciation sur ces
recrutements.
Pôle emploi développera
le recrutement par simulation pour aider les entreprises à mesurer le
niveau d’habiletés (capacités/aptitudes) des candidats au regard des
postes proposés, quel que soit leur niveau de diplôme ou leur expérience
professionnelle. Cette méthode pourra être également expérimentée pour
faciliter la mobilité interne au sein des entreprises en aidant à
repérer des salariés en capacité d’occuper les postes proposés, en vue
de contribuer à réduire le turnover et de proposer les postes ainsi
libérés à des demandeurs d’emploi.
2.3.2. Elargir le
périmètre des entreprises clientesLa généralisation des
forces de prospection selon des modalités qui seront arrêtées en
fonction des résultats des expérimentations conduites en 2009 devra
permettre d’élargir le périmètre des entreprises clientes de Pôle
emploi, de provoquer l’émergence d’offres chez des clients hésitant à
recruter et enfin de convaincre les clients actuels de confier à Pôle
emploi l’intégralité de leurs offres d’emploi.
Les progrès dans l’offre
de service aux entreprises seront mesurés notamment par des enquêtes de
satisfaction régulières et par l’évolution du nombre d’offres d’emploi
recueillies par Pôle emploi, avec l’objectif d’atteindre en 2011 4 500
000 offres à proposer aux demandeurs d’emploi.
2.4. Améliorer
l’efficacité du rapprochement entre les offres et les demandes
d’emploi et lutter contre les discriminations à l’embauche
2.4.1. Etre un
intermédiaire plus efficace entre entreprises et demandeurs d’emploi
et faire reculer les difficultés de recrutement sur certains
métiersL’objectif fixé à Pôle
emploi est de réaliser un plus grand nombre de mises en relation
réussies entre offres et demandes d’emploi, notamment pour des embauches
sur des contrats de plus de six mois. Les offres d’emploi déposées par
les entreprises devront être mieux suivies, en vue de réduire leurs
délais de satisfaction.
Pôle emploi mobilisera
ses équipes professionnelles pour faire reculer les difficultés de
recrutement rencontrées sur certains métiers par les entreprises
:
- en travaillant avec
les entreprises sur les méthodes de recrutement en vue d’élargir le
vivier des candidats susceptibles de pourvoir les postes proposés,
notamment avec la méthode de recrutement par simulation ;
- en proposant aux
entreprises d’assouplir leurs critères de recrutement en mobilisant si
nécessaire des mesures susceptibles de favoriser l’adaptation des
demandeurs d’emploi aux postes proposés, en particulier les contrats de
formation en alternance (contrats d’apprentissage et de
professionnalisation), les formations préalables à l’embauche, les
contrats aidés.
Des plans d’action
ciblés sur certains territoires ou certains métiers seront mis en place
si nécessaire.
2.4.2. Améliorer
l’orientation professionnelle, développer la validation des acquis de
l’expérience et l’accès à la formation professionnellePôle emploi devra
contribuer à un fonctionnement efficace du marché du travail en
favorisant la mobilité professionnelle des demandeurs d’emploi vers
d’autres métiers ou d’autres secteurs d’activité pour élargir leurs
pistes de retour à l’emploi en fonction des opportunités offertes par le
marché du travail. Chaque demandeur d’emploi devra bénéficier de
renseignements et de conseils personnalisés sur le marché du travail
local, et les entretiens programmés devront lui permettre d’analyser
avec son conseiller personnel les pistes à privilégier au regard de ses
souhaits, de son expérience, de ses qualifications et de ses
aptitudes.
Le système d’information
offrira de nouveaux outils pour cette approche personnalisée de la
mobilité professionnelle, en particulier pour la recherche d’offres
d’emploi sur des métiers proches du métier recherché en priorité par le
demandeur d’emploi.
Pôle emploi facilitera
l’accès à des prestations spécifiques utiles à la définition et à la
mise en oeuvre de projets de mobilité professionnelle, telles que la
validation des acquis de l’expérience, les bilans de compétences, les
prestations d’évaluation des compétences, l’orientation vers la
formation.
Dès lors que la décision
de principe aura été prise, dans le respect des règles de gouvernance et
de consultation au sein des structures concernées, l’Etat et Pôle emploi
travailleront avec l’AFPA sur les modalités du transfert des personnels
de l’AFPA chargés de l’orientation professionnelle. Les conditions
d’intégration de ces personnels devront permettre de garantir
l’opérationnalité des missions d’orientation dont ils auront la charge
au sein de Pôle emploi. Ce travail devra également permettre à Pôle
emploi d’évaluer les conséquences de ce transfert pour la négociation de
sa future convention collective et pour l’organisation de ses
services.
Pôle emploi développera
la formation et l’information des conseillers pour leur permettre de
repérer les situations d’illettrisme ou de non maîtrise des savoirs de
base et de proposer des formations adaptées aux demandeurs d’emploi
concernés. Ces actions seront mises en place en lien avec l’Agence
nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), qui pourra diffuser
méthodes et outils au profit de Pôle emploi.
2.4.3. Lutter contre
les discriminations à l’embauchePôle emploi contribuera
aux efforts en matière de diversité. Il s’attachera à appliquer de
manière exemplaire la réglementation en matière de lutte contre les
discriminations à l’embauche (sexe, âge, origine raciale), en
développant le partenariat avec la Halde, en proposant une offre de
service spécifique aux entreprises souhaitant son appui pour promouvoir
l’égalité dans leurs recrutements.
2.5. Poursuivre et
renforcer les actions contre la fraude aux prestations et aux
aidesLa lutte contre la
fraude aux prestations de chômage et aux aides, y compris celles versées
pour le compte de l’Etat, constitue un des objectifs prioritaires de
Pôle emploi. Afin de poursuivre et de renforcer de manière significative
la lutte contre la fraude aux prestations et aides versées, un plan de
prévention et de lutte contre la fraude sera élaboré chaque année. Il
devra s’appuyer particulièrement sur le déploiement de systèmes
informatiques permettant un contrôle renforcé. A ce titre, Pôle emploi
expérimentera la déclaration nominative des salariés relevant de
l’assurance chômage (DN/AC), déclaration mensuelle effectuée par tout
employeur et relative au montant des rémunérations et des périodes
d’activité correspondantes de chacun de ses salariés. Cette
expérimentation s’effectuera, dans un premier temps, dans quatre régions
et trois secteurs professionnels (bâtiment, HCR, confection)
conformément à l’avis rendu par la CNIL le 20 novembre 2008.
Afin de sécuriser les
paiements dont il a la charge, Pôle emploi devra d’une part, mettre en
place et procéder aux échanges d’information avec les organismes de
sécurité sociale (CNAF, CNAM, CNAV….) et être acteur à part entière de
la construction du répertoire national de protection sociale prévu à
l’article 114-12-1 du code de la sécurité sociale.
L’engagement de Pôle
emploi dans la lutte contre la fraude passera enfin par sa participation
aux comités locaux de lutte contre les fraudes ainsi que par la
production d’indicateurs annuels en lien avec la Délégation nationale à
la lutte contre la fraude.
2.6. Mobiliser
pleinement les aides favorisant le retour à l’emploi
2.6.1. Les aides et
mesures de Pôle emploiPôle emploi met en
oeuvre des mesures destinées à faciliter les opérations de recrutement
des entreprises, à favoriser l’insertion, le reclassement, la promotion
professionnelle et la mobilité géographique et professionnelles des
personnes, qu’elles disposent ou non d’un emploi et qu’elles soient
indemnisées ou non ; pour la période 2009-2011, les aides et mesures de
Pôle emploi seront définies et mises en oeuvre en conformité avec les
orientations suivantes.
Leur objectif
prioritaire est de favoriser une reprise d’emploi rapide et durable par
:
- des aides visant à
lever les freins à la recherche active d’un emploi ou à la reprise
d’emploi : aides à la mobilité géographique et aide à la garde d’enfants
pour les parents isolés ; ces aides pourront prendre la forme d’aides
financières directes ou d’aides en nature, par l’accès à des services
spécifiques, tels que location de véhicules ou préparation au permis de
conduire ;
- des aides visant à
reconnaître et développer les compétences des demandeurs d’emploi :
prise en charge de tout ou partie des frais engagés pour faire valider
les acquis de l’expérience ou suivre une formation, financement
d’actions de développement des compétences correspondant aux besoins du
marché du travail (actions de formation préalables au recrutement ou
actions de formation conventionnées) et de la rémunération des
stagiaires accédant à ces formations lorsqu’ils ne bénéficient pas de
l’allocation d’aide au retour à l’emploi ;
- une aide financière
aux employeurs pour des embauches en contrat de
professionnalisation.
Par ailleurs, Pôle
emploi soumettra à son conseil d’administration une étude sur
l’opportunité et les modalités d’une aide spécifique aux employeurs pour
l’embauche de chômeurs de longue durée ou âgés.
Les modalités
d’intervention de Pôle emploi en matière de formation professionnelle
seront adaptées pour tenir compte de la réforme de la formation
professionnelle qui interviendra en 2009 et notamment de la création du
fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels prévu par
les partenaires sociaux.
Les aides sont
attribuées sur prescription dans le cadre des projets personnalisés
d’accès à l’emploi, et dans la limite des enveloppes disponibles. Pôle
emploi peut en déléguer la prescription à d’autres opérateurs.
Le conseil
d’administration de Pôle emploi définit leurs conditions d’accès et
leurs montants et fixe les conditions dans lesquelles les directeurs
régionaux peuvent adapter certains de ces paramètres aux
caractéristiques des territoires ; il précise également dans quelles
limites peut être exercée une fongibilité budgétaire au sein des crédits
d’intervention déconcentrés.
Dans chaque région, le
directeur régional de Pôle emploi prépare dans le cadre des orientations
nationales une programmation prévisionnelle des aides et mesures ; il
prend l’avis de l’instance paritaire régionale sur cette programmation
prévisionnelle, en vue de l’élaboration de la convention annuelle avec
le préfet de région prévue par l’article L 5312-11 du code du travail.
Cette programmation vise à mobiliser pleinement les différentes aides et
mesures au regard des situations locales de l’emploi et du marché du
travail, et à assurer leur complémentarité et leur articulation avec les
dispositifs financés par les conseils régionaux, les conseils généraux
ou toute autre collectivité publique et par les organismes paritaires
(OPCA, Fongecif…).
Une mesure régulière de
l’impact des aides et mesures de Pôle emploi, notamment par des enquêtes
annuelles auprès des bénéficiaires, est réalisée et communiquée à son
comité d’évaluation ainsi qu’au comité de suivi de la présente
convention.
2.6.2. La
participation de Pôle emploi à la mise en oeuvre des aides à l’emploi
et à la formation financées par l’Etat et par les organismes
paritairesPôle emploi renforcera
l’orientation des demandeurs d’emploi dont la situation le justifie vers
les contrats uniques d’insertion, en respectant les objectifs de
prescription (volumétrie et critères d’éligibilité) arrêtés en loi de
finances qui seront précisés dans les conventions annuelles régionales.
Celles-ci préciseront également les objectifs d’insertion dans l’emploi
à l’issue de ces contrats, avec la possibilité de cibles différenciées
en fonction des territoires ou des publics, dans le cadre d’une cible
nationale de 60%.
Un référent identifié
par l’employeur et par le salarié sera désigné dès l’embauche. Il sera
notamment chargé d’informer le salarié ainsi que son employeur sur les
finalités du dispositif et ses conséquences sur sa situation, de
favoriser sa bonne intégration dans son poste de travail et de faciliter
la validation des compétences acquises pendant le contrat ; le
bénéficiaire du contrat aidé pourra le solliciter en tant que de besoin
pendant toute la durée du contrat et bénéficier, le cas échéant, de
prestations de Pôle emploi. Il sera reçu pour un entretien de bilan deux
mois avant la fin du contrat s’il est à durée déterminée, afin de
préparer la sortie du dispositif en examinant les différentes options
envisageables et en mobilisant en tant que de besoin les prestations de
Pôle emploi.
Pôle emploi continuera
de remplir les missions (précédemment assurées par l’ANPE) d’agrément
préalable et d’orientation des publics vers les structures d’insertion
par l’activité économique. L’Etat associera Pôle emploi à la négociation
et à la signature des conventions avec ces structures, qui intégreront
désormais des objectifs d’insertion dans l’emploi durable des salariés
embauchés. Pôle emploi contribuera au pilotage territorial de l’offre
d’insertion par l’activité économique, en apportant son expertise dans
le cadre des conseils départementaux de l’insertion par l’activité
économique (CDIAE). Il apportera son appui à l’insertion de clauses
sociales dans les marchés publics.
Pôle emploi devra par
ailleurs mettre en place des modalités de suivi des salariés en
insertion, notamment dans le cadre des comités techniques d’animation
(CTA) dont il assure le pilotage, et définir, avec les structures
d’insertion par l’activité économique, les méthodes de coopération
destinées à préparer les sorties du dispositif.
Pour développer le
contrat de professionnalisation, notamment en faveur des adultes et des
jeunes sans qualification, Pôle emploi proposera aux branches
professionnelles et à leurs OPCA la construction de partenariats en vue
de :
- faire connaître les
modalités de mise en oeuvre du dispositif, spécifiques à chaque branche
;
- proposer le contrat de
professionnalisation et aider au montage de la formation, notamment pour
les offres d’emploi non pourvues en raison d’un déficit de qualification
des demandeurs d’emploi.
L’objectif fixé à Pôle
emploi est de porter le nombre de placements qu’il réalise en contrats
de professionnalisation à 25 000 par an, en visant tout particulièrement
les jeunes de niveau infra IV et les demandeurs d’emploi âgés de plus de
vingt-six ans et en mobilisant si nécessaire les actions de formation
préalables au recrutement pour la préqualification de ces
publics.
Une démarche similaire
sera conduite pour les contrats d’apprentissage, en développant des
partenariats avec les organismes gestionnaires de centres de formation
d’apprentis.
L’Etat engagera une
démarche de labellisation au niveau régional des opérateurs locaux
d’accompagnement des parcours de création d’entreprise et financera ces
opérateurs en y consacrant les crédits autrefois dévolus à EDEN et aux
chéquiers conseils, soit 40M€ en 2009. Pôle emploi orientera les
demandeurs d’emploi créateurs d’entreprise en priorité vers ces
opérateurs labellisés. Il définira par ailleurs une offre de service
complémentaire aux dispositifs mis en place par l’Etat.
2.7. Transférer le
recouvrement des cotisations aux URSSAFLes travaux
préparatoires nécessaires au transfert du recouvrement des cotisations
d’assurance chômage seront engagés en 2009, en vue de réaliser ce
transfert au 1er janvier 2011.
Jusqu’à la mise en
oeuvre de ce transfert, Pôle emploi assure pour le compte de l’Unédic et
de l’association pour la gestion du régime d’assurance des créances des
salariés (AGS) le recouvrement des cotisations antérieurement recouvrées
par les Assédic. Des conventions bilatérales fixent les conditions dans
lesquelles ces missions sont assurées. Après la réalisation de ce
transfert, Pôle emploi continuera d’assurer le recouvrement des
cotisations dues pour les intermittents du spectacle.
Pôle emploi s’engage à
maintenir la qualité et les résultats des services de recouvrement, tout
en préparant le reclassement des salariés concernés.
Pôle emploi intègre dans
son plan d’évolution des systèmes d’information les besoins d’évolution
liés au transfert du recouvrement. La convention relative au transfert
du recouvrement prévue par l’article L 5422-16 du code du travail sera
cosignée par l’Unédic, l’ACOSS et Pôle emploi. Cette convention définira
notamment les conditions dans lesquelles les URSSAF transmettront à Pôle
emploi les données issues des opérations de recouvrement utiles à
l’exercice de ses missions.
2.8. Poursuivre la
mise en place d’expérimentations pour une amélioration continue de
l’offre de servicePour concevoir les
évolutions ultérieures de son offre de service, Pôle emploi adoptera une
démarche systématique d’expérimentation et d’évaluation des dispositifs
avant leur généralisation éventuelle.
De nouvelles
expérimentations seront engagées notamment sur :
- la mise en place de
plateformes téléphoniques dédiées, en vue d’un service téléphonique plus
efficace et le cas échéant d’une extension des plages horaires de
réponse au téléphone ;
- la mise en place d’un
processus opérationnel d’inscription anticipée et d’accès à l’offre de
service avant le terme du contrat de travail pour les personnes
licenciées ou dont le CDD ne sera pas renouvelé.
- la mise en place pour
les salariés en contrat unique d’insertion d’un dispositif
d’accompagnement renforcé permettant d’améliorer l’insertion dans
l’emploi à l’issue de ces contrats.
Pour définir des
expérimentations concernant l’accompagnement professionnel des jeunes,
Pôle emploi pourra s’appuyer sur l’expertise et les moyens du fonds
d’expérimentation pour les jeunes prévu à l’article 25 de la loi du 1er
décembre 2008 généralisant le Revenu de solidarité active. Il sera
associé à son pilotage et participera à ses travaux.
Titre III - L’évolution de l’organisation territoriale et des
modes d’intervention
3.1. Orientations
relatives au pilotage par la performancePôle emploi mettra en
place un dispositif de pilotage par la performance adapté aux enjeux de
la fusion et de l’amélioration des services rendus, qui intègrera
notamment la définition pour chacun des grands processus (processus de
délivrance de services, processus support, notamment gestion des
ressources humaines, gestion des systèmes d’information,
comptabilité/finances) :
- des procédures de
dialogue de performance et des outils de contrôle de gestion permettant
de responsabiliser les managers à tous les niveaux notamment à l’échelon
régional ;
- des objectifs
opérationnels nécessaires pour atteindre les résultats attendus, tant en
termes d’efficacité/qualité que d’efficience ;
- des outils de
comptabilité analytique conformément aux dispositions prévues par
l’article R. 5312-22 du code du travail. Cette comptabilité analytique,
dont les principes sont délibérés en conseil d’administration, sera mise
en place pour l’ouverture de l’exercice comptable 2010 et devra
permettre d’apprécier la répartition des ressources et de calculer les
coûts complets des différents services ainsi que de distinguer le cas
échéant les opérations relevant du mandat de service public de celles
relevant d’activités à caractère commercial ;
- des procédures et
outils de contrôle interne permettant de maîtriser les principaux
risques identifiés.
Les dispositions
nécessaires pour garantir la certification des comptes et la fiabilité
des indicateurs de pilotage et pour développer la lutte contre les
fraudes seront prises en priorité.
En outre Pôle emploi
développera une politique de management et de communication interne
favorisant la diffusion d’une culture d’amélioration continue de la
performance.
Les conditions de mise
en oeuvre de ce pilotage par la performance feront l’objet d’une
présentation annuelle au comité de suivi de la présente
convention.
3.2. Orientations
relatives à l’évolution de l’organisation territoriale
3.2.1. Mettre en place
une organisation déconcentréePôle emploi est organisé
pour prendre en compte la diversité des territoires et la nécessité de
délivrer ses principaux services en proximité, tout en garantissant une
offre de service nationale cohérente. Il est fortement déconcentré pour
favoriser l’adaptation territoriale des politiques de l’emploi et
structuré en quatre niveaux selon le principe de subsidiarité :
- Le niveau national
élabore la stratégie, conçoit les politiques (d’intervention, finances,
ressources humaines, etc.), définit l’offre de service nationale, pilote
la performance, assure le management du réseau, et s’assure de la
maîtrise des risques.
- Le niveau régional
décline la stratégie nationale avec l’adaptation à la région des
politiques d’intervention et de l’offre de services nationale, programme
les moyens régionaux dans le cadre du dialogue de performance avec le
niveau national, pilote la performance dans la région, conduit les
partenariats régionaux, pilote la coopération avec les réseaux
spécialisés et la politique de sous-traitance, assure l’interface avec
l’instance paritaire régionale (IPR), reporte à la direction
générale.
- Le niveau territorial
met en oeuvre la stratégie régionale en l’adaptant aux caractéristiques
du territoire, programme ses moyens dans le cadre du dialogue de
performance avec le niveau régional, pilote la performance sur le
territoire, conduit les partenariats territoriaux, supervise les unités
polyvalentes et unités spécialisées du territoire, reporte à la
direction régionale. Une direction territoriale peut couvrir un ou
plusieurs départements.
- Au niveau local des
unités polyvalentes et des unités spécialisées produisent et délivrent
des services dans une logique de proximité, en reportant aux directeurs
territoriaux.
3.2.2. Rôle des
instances paritaires régionalesLes instances paritaires
régionales prévues par l’article L 5312-10 du code du travail sont
consultées par les directeurs régionaux dans le cadre de la préparation
de la programmation régionale des interventions de Pôle emploi puis sur
le projet de convention annuelle régionale avec l’Etat. Elles rendent un
avis au regard de la situation locale de l’emploi et du marché du
travail, sur la base des études, indicateurs et toutes analyses
produites par Pôle emploi dont elles sont destinataires, notamment
celles relatives à l’analyse du marché local du travail et des besoins
en matière de recrutement, à l’impact des aides et mesures de Pôle
emploi et aux conditions de mise en oeuvre des partenariats dans le
cadre du service public de l’emploi.
Dans le cadre du suivi
des aides et mesures, elles proposent le cas échéant les aménagements
nécessaires de la programmation régionale compte tenu de la situation
locale, du budget prévisionnel et des objectifs fixés à Pôle emploi par
la présente convention.
Les instances paritaires
régionales établissent les liens nécessaires avec les autres structures
paritaires régionales, notamment la COPIRE et les organismes agréés pour
la gestion des fonds de la formation professionnelle, afin de développer
les échanges sur la formation et l’emploi des demandeurs d’emploi et sur
la gestion des dispositifs favorisant leur reclassement.
Les instances paritaires
régionales veillent à la bonne application de l’accord d’assurance
chômage. A cette fin leurs membres peuvent saisir le directeur régional
de toute difficulté qui leur apparaîtrait concernant l’application des
dispositions de l’accord d’assurance chômage, et peuvent exercer un rôle
d’alerte auprès de l’Unédic ; le directeur régional de Pôle emploi leur
communique trimestriellement un rapport sur la mise en oeuvre
opérationnelle des dispositions contenues dans l’accord d’assurance
chômage ; ils peuvent demander tout audit ou toute information
complémentaire, statistique ou d’ordre opérationnel, qu’ils estiment
nécessaires, sous réserve que le bon fonctionnement de la direction
régionale de Pôle emploi ne s’en trouve pas obéré.
Par ailleurs, les
instances paritaires régionales statuent sur les recours individuels qui
leur sont soumis nécessitant un examen particulier, portant sur
:
- L’appréciation des
conditions d’accès au régime d’assurance chômage,
- Les demandes de
remises au titre d’allocations ou d’aides au reclassement indûment
perçues,
- Les cas de chômage
sans rupture du contrat de travail,
- Les demandes de délais
de paiement des contributions,
- Les cas de départs
volontaires,
- Les demandes de
remises de majorations de retard et de pénalités,
- Les cas d’appréciation
des rémunérations majorées,
- Les demandes de
maintien du versement des prestations.
Ces attributions restent
exercées par les commissions paritaires ou les bureaux des Assédic et du
GARP jusqu’à la mise en place des instances paritaires
régionales.
Le conseil
d’administration de Pôle emploi précisera les conditions de mise en
oeuvre de ces dispositions.
Les médiateurs régionaux
de Pôle emploi transmettent régulièrement aux instances paritaires
régionales les bilans annuels de leur activité.
Les procès-verbaux des
réunions des instances paritaires régionales sont transmis au directeur
régional de Pôle emploi, au préfet de région, au président du conseil
d’administration et au directeur général de Pôle emploi, au président,
au vice-président et au directeur général de l’Unédic. En cas de
difficultés d’interprétation de la réglementation en matière d’assurance
chômage, les instances paritaires régionales pourront, en tant que de
besoin, s’adresser aux services techniques de l’Unédic.
Pour la mise en place
des instances paritaires régionales, les organisations nationales
d’employeurs et de salariés représentatives au plan interprofessionnel
désignent leurs représentants, afin que ces instances soient constituées
dans l’ensemble des régions avant la fin février 2009.
Le régime des
incompatibilités entre la qualité de membre d’une instance paritaire
régionale de Pôle emploi et d’autres fonctions est prévu par le
règlement intérieur des instances paritaires régionales adopté par le
conseil d’administration de Pôle emploi.
3.2.3. Mettre en
oeuvre le schéma cible d’implantation territorialeLes transformations du
réseau de Pôle emploi sont réalisées dans le cadre d’un schéma cible
d’implantation territoriale prévoyant :
- des unités
polyvalentes délivrant les services aux personnes en recherche d’emploi
et aux entreprises ; elles peuvent également comporter des implantations
secondaires assurant une partie de ces services ;
- des unités
spécialisées délivrant :
. soit des services à
des publics ou secteurs professionnels spécifiques (cadres,
intermittents du spectacle, placement international, etc.)
. soit des services
complémentaires au service de base, notamment dans les agglomérations
(recrutement par simulation, plateformes d’accompagnement des licenciés
économiques, etc.)
Le schéma d’implantation
territoriale sera défini en conformité avec les principes suivants
:
- 80% des demandeurs
d’emploi doivent pouvoir accéder en moins de 30 minutes par des moyens
de transports usuels à une unité polyvalente ;
- Les unités constituant
le réseau de Pôle emploi ont une taille minimale de 15 agents et une
taille maximale de 70 agents. Des expérimentations d’unités de plus
grande taille seront conduites pendant la durée de la présente
convention, en agglomération notamment ;
- Les choix
d’implantation tiennent compte de l’implantation territoriale des
partenaires de Pôle emploi, notamment les réseaux spécialisés et les
maisons de l’emploi ;
- Les modalités de
délivrance des services peuvent être adaptées en fonction du contexte
local (permanences, visio-guichets, « points emploi » dans le cadre de
conventions avec les communes, etc.).
- L’évolution du réseau
ne doit pas conduire à la réduction du nombre d’implantations dans les
zones urbaines sensibles (ZUS) ;
- Au total, le réseau
cible de Pôle emploi pourrait comporter de 1000 à 1200 unités
accessibles au public (unités polyvalentes et spécialisées).
75% des opérations
prévues par le schéma cible devront être finalisées au terme de la
présente convention.
3.3. Orientations
relatives à la coopération au sein du service public de
l’emploiPôle Emploi adapte ses
services et interventions aux caractéristiques locales du marché de
l’emploi, développe la coopération avec les collectivités territoriales,
les autres acteurs participant au service public de l’emploi et
l’ensemble des acteurs économiques et sociaux, et contribue à diffuser
les bonnes pratiques identifiées localement.
3.3.1. Contribuer à
l’élaboration et à la mise en oeuvre des stratégies territoriales du
service public de l’emploiA l’échelon régional,
Pôle emploi participe activement au conseil régional de l’emploi, en vue
de la construction d’une vision partagée des priorités d’action en
faveur de l’emploi et des coopérations à construire ; à l’échelon
départemental, Pôle emploi participe à la mise en oeuvre du dispositif
d’orientation prévu à la section 3 de l’article 3 de la loi du 1er
décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité active et notamment à
la négociation des conventions d’orientation ; à l’échelon des bassins
d’emploi, Pôle emploi participe activement à l’élaboration de
diagnostics locaux et de stratégies territoriales partagées, notamment
au sein des maisons de l’emploi, et contribue aux plans d’action locaux
qui en découlent.
Le conseil régional de
l’emploi est consulté chaque année avant conclusion de la convention
entre le préfet de région et le directeur régional de Pôle emploi prévue
par l’article L 5312-11 du code du travail, qui détermine compte tenu
des objectifs de la présente convention :
- la programmation des
interventions de Pôle emploi au regard de la situation locale de
l’emploi et du marché du travail ;
- les conditions de
participation de Pôle emploi à la mise en oeuvre des aides à l’emploi
prévues par le code du travail ;
- le cadre de
coopération entre Pôle emploi et les maisons de l’emploi, les missions
locales, le réseau Cap emploi, l’AFPA et les autres intervenants du
service public de l’emploi ;
- les conditions
d’évaluation de l’action de Pôle emploi.
3.3.2. Développer
l’expertise sur le marché du travail au service de l’ensemble des
acteurs du service public de l’emploiPôle emploi a pour
objectif de mieux connaître et faire connaître les évolutions du marché
de l’emploi, en s’appuyant sur son maillage territorial et sur les
outils et compétences issus de l’ANPE et des Assédic ; à cet effet, Pôle
emploi développera une offre de service relative à la diffusion
d’informations sur le marché du travail et à la mise à disposition
d’expertises. Les principaux éléments de cette offre de services seront
définis au niveau national en fonction des attentes des acteurs de la
politique de l’emploi et de la formation professionnelle, à l’échelon
national, régional et local, et pourront être enrichis par les
directions régionales de Pôle emploi.
3.3.3. Renforcer la
coopération avec les régionsPour améliorer
l’orientation et l’accès à la formation des demandeurs d’emploi, Pôle
emploi proposera aux conseils régionaux de négocier des conventions, en
vue notamment :
- de développer
l’information des demandeurs d’emploi sur les formations financées par
le conseil régional et de faciliter leur accès à ces formations dans le
cadre de l’élaboration et du suivi de leur projet personnalisé d’accès à
l’emploi ;
- de rechercher une
complémentarité entre les actions du conseil régional et celles que Pôle
emploi met en oeuvre pour reconnaître et développer les compétences des
demandeurs d’emploi et répondre aux besoins de recrutement des
entreprises ; dans ce cadre, la mise en place d’actions de formation
cofinancées et la prise en charge par Pôle emploi de frais associés à la
validation des acquis de l’expérience et au suivi des formations
financées par le conseil régional pourront être contractualisées avec
les régions ;
- de définir la
contribution de Pôle emploi aux travaux conduits par les observatoires
régionaux de l’emploi et de la formation (OREF) et à l’élaboration du
plan régional de développement de la formation (PRDF) ;
- de préciser les modes
de relation avec les centres d’animation, de ressources et d’information
sur la formation (CARIF), notamment pour l’alimentation de la base de
données sur l’offre de formation (OFAA).
3.3.4. Renforcer la
coopération avec les départementsComme le prévoit la
feuille de route du Grenelle de l’insertion, l’offre de service de Pôle
emploi ne distingue pas les demandeurs d’emploi selon leur statut. Pôle
emploi prend en charge les bénéficiaires du RSA disponibles pour
l’emploi et orientés vers lui par le conseil général et les fait
bénéficier de son offre de service ainsi que de ses aides et mesures.
Dans le cadre de conventions avec les Conseils généraux, il met en
oeuvre des prestations et services complémentaires à l’offre de service
de droit commun, intensifiées et adaptées aux difficultés particulières
de ces personnes.
Ces prestations
complémentaires sont définies conjointement avec les Conseils généraux,
dans le cadre des conventions prévues à l’article L.262-32 du code de
l’action sociale et des familles. Pour préparer ces conventions, une
gamme de prestations et services est proposée aux conseils généraux par
Pôle emploi, dont le contenu est défini dans le cadre d’une convention
nationale avec l’association représentant les départements. Cette
convention nationale est négociée au premier trimestre 2009. Elle
définit également les règles applicables pour déterminer les coûts sur
la base desquels les départements contribuent au financement des
interventions proposées par Pôle emploi.
3.3.5. Développer des
modes de coopération efficaces avec les réseaux spécialisésPôle emploi poursuivra
la coopération engagée par l’ANPE avec les réseaux spécialisés chargés
de missions de service public relatives au placement, à l’insertion, à
la formation et à l’accompagnement de publics particuliers.
Les conventions conclues
avec l’APEC, les missions locales et les organismes du réseau Cap Emploi
seront reconduites par avenant jusqu’à fin 2009.
Avec les missions
locales et les organismes du réseau Cap Emploi, de nouvelles conventions
seront négociées dès que Pôle emploi aura défini son offre de service
cible. Ces conventions pourront être conclues avec les organismes
partenaires qui mettront en place, en complément de leurs interventions
de droit commun permettant une prise en charge globale adaptée aux
besoins spécifiques des publics auxquels ils s’adressent, des services
et procédures en cohérence avec la nouvelle offre de service de Pôle
emploi et avec les dispositions relatives aux droits et devoirs des
demandeurs d’emploi.
Un dispositif permettant
d’évaluer régulièrement les résultats des organismes partenaires en
termes d’insertion dans l’emploi, et de les comparer à ceux du réseau de
Pôle emploi sera mis en place par le comité de suivi de la présente
convention.
3.3.6. Développer le
recours aux opérateurs de placement pour des prestations
globalesPôle emploi met en
oeuvre une politique de sous-traitance dans le cadre des orientations
définies ci-dessous. Cette politique a pour objet :
- de faire réaliser des
prestations utiles aux demandeurs d’emploi ou aux employeurs et
nécessitant des compétences spécialisées dont Pôle emploi ne dispose pas
en interne, en particulier en matière d’évaluation des compétences et de
formation,
- de faire réaliser des
prestations similaires à celles que Pôle emploi réalise directement dans
le cadre de son offre de service, afin de majorer ses capacités d’action
et de confronter ses méthodes et résultats à ceux d’autres opérateurs.
Ces prestations peuvent être ponctuelles ou globales.
Les prestations
ponctuelles sont mobilisées par le conseiller personnel désigné par Pôle
emploi, dans le cadre du parcours personnalisé du demandeur
d’emploi.
Les prestations globales
sont des prestations de six mois ou plus visant la prise en charge de
demandeurs d’emploi relevant d’un accompagnement renforcé ou de la
création d’entreprise, ou la prise en charge des licenciés économiques.
Ces prestations sont rémunérées en fonction des résultats en termes de
retour à l’emploi. Dans ce cadre, le conseiller du demandeur d’emploi
est désigné par le prestataire.
Pôle emploi développera
le recours à la sous-traitance globale dans le cadre d’appels d’offre
ouverts à l’ensemble des organismes assurant, à titre principal ou
secondaire, une activité de placement. Pour ces appels d’offres, une
commission des marchés spécifique intégrant des représentants de l’Etat
et de l’Unédic sera mise en place.
Ce mode de
sous-traitance sera étendu à l’ensemble des régions et le nombre de
demandeurs d’emploi orientés vers ces organismes sera porté au minimum à
100 000 en 2011. Pôle emploi mettra en oeuvre l’ensemble des moyens
nécessaires, sur l’ensemble de son réseau, pour garantir le bon
déroulement de son recours aux opérateurs de placement.
Les opérateurs de
placement prestataires de Pôle emploi devront s’engager notamment à
actualiser au moins tous les trois mois les projets personnalisés
d’accès à l’emploi des demandeurs d’emploi dont l’accompagnement et le
placement leur est confié, à signaler à Pôle emploi les manquements aux
devoirs définis par l’article L 5412-1 du code du travail, à utiliser
pour les liaisons avec Pôle emploi les procédures, supports et outils
notamment informatiques mis à leur disposition.
Une évaluation annuelle
des prestations assurées par les organismes de placement dans le cadre
des marchés passés par Pôle emploi devra permettre :
- d’apprécier les
modalités d’orientation des demandeurs d’emploi vers ces organismes
;
- d’évaluer la qualité
du service délivré ;
- de comparer entre
elles et avec celles du réseau de Pôle emploi les prestations
développées par ces organismes et d’évaluer leurs efficiences
respectives sur le reclassement des demandeurs d’emploi.
Cette évaluation sera
organisée par le comité de suivi de la présente convention.
3.4. Dispositions
relatives aux systèmes d’information et au dossier unique du demandeur
d’emploiL’Etat, l’Unédic et Pôle
emploi prennent toutes les dispositions nécessaires pour assurer la
continuité des échanges de données antérieurement réalisés entre les
systèmes d’information de l’Etat, de l’Assurance-chômage et de l’ANPE,
ainsi qu’avec les systèmes d’information d’autres institutions publiques
ou privées.
L’Unédic et Pôle emploi
prennent les dispositions nécessaires pour organiser la dissolution du
GIE SI Convergence Emploi. L’Unédic met à disposition de Pôle emploi ses
bases de données relatives à l’indemnisation des demandeurs d’emploi et
au recouvrement des contributions des employeurs. Pôle emploi enrichit
ces bases de données, les fait évoluer en vue de la réalisation des
objectifs fixés par la présente convention et les utilise en vue de la
réalisation de ses propres documents.
Pôle emploi prend en
compte les demandes d’évolution des systèmes d’information dont il
assure la maîtrise d’oeuvre, adressées par l’Etat pour assurer sa
mission de définition et de pilotage des politiques publiques de
l’emploi ou par l’Unédic pour l’accomplissement de sa mission de gestion
de l’assurance chômage. Il donne une priorité de traitement aux
évolutions issues des textes législatifs et réglementaires et de la
convention d’assurance chômage.
Les conditions
d’élaboration des spécifications et de recette des évolutions relatives
aux missions que Pôle emploi exerce respectivement pour le compte de
l’Etat et de l’Unédic au titre du 4° de l’article L 5312-1 du code du
travail, du dernier alinéa de l’article L 5427-1 du code du travail et
du III de l’article 5 de la loi du 13 février 2008 sont définies par les
conventions bilatérales relatives à ces délégations de service. Les
rapports entre la direction des systèmes d’information de Pôle emploi et
les services de l’Unédic sont fixés par une convention de
service.
Pôle emploi présente
deux fois par an au comité de suivi de la présente convention son plan
d’évolution des systèmes d’information et l’état d’avancement des
projets inscrits dans sa programmation, en particulier au regard des
évolutions demandées par l’Etat ou l’Unédic pour l’accomplissement de
leurs missions. Ces réunions sont précédées en tant que de besoin par
des échanges avec les services compétents de l’Etat et de
l’Unédic.
Chaque année, Pôle
emploi présente pour avis au conseil national de l’emploi ou à une
commission ad hoc créée par celui-ci les évolutions envisagées pour
l’harmonisation de ses référentiels et l’interopérabilité de ses
systèmes d’information avec ceux des autres acteurs du service public de
l’emploi, ainsi que les évolutions envisagées des systèmes d’information
partagés, notamment le dossier unique du demandeur d’emploi. Le dossier
unique du demandeur d’emploi est l’outil de liaison entre les membres du
service public de l’emploi pour consulter et enrichir le dossier du
demandeur d’emploi et rendre compte de l’actualisation régulière du
projet personnalisé d’accès à l’emploi, des actions engagées et de leurs
résultats.
Une annexe à la présente convention définit les modalités d’organisation
et de fonctionnement du dossier unique du demandeur d’emploi.
3.5. Dispositions
relatives aux échanges d’informations et aux études et
statistiques
3.5.1. Comité de
coordination des études et statistiquesIl est institué un
comité de coordination des études et statistiques composé de
représentants de l’Etat, de représentants de l’Unédic et de
représentants de Pôle emploi désignés par son directeur général.
Le comité de
coordination a pour objet :
- L’échange
d’informations sur les travaux d’études ou de recherche et les
publications effectués par l’Etat, l’Unédic ou Pôle emploi à partir des
données produites ou gérées par ce dernier,
- L’échange
d’informations sur la communication des données nécessaires à la
réalisation d’études ou de recherches confiées à des tiers par l’Etat,
l’Unédic ou Pôle emploi ;
- L’échange
d’informations sur les évolutions des systèmes statistiques et le suivi
des délais, ordre de priorité et conditions de mise en oeuvre des
demandes d’évolution des systèmes d’information adressées à Pôle emploi
par l’Etat ou par l’Unédic pour répondre aux besoins en matière
statistique liés à l’accomplissement de leurs missions ;
- L’organisation des
études complémentaires demandées par le comité de suivi pour
l’évaluation de la présente convention.
Ce comité de
coordination se réunit chaque trimestre et peut, en cas de difficultés,
saisir le comité de suivi de la présente convention.
3.5.2. Echanges
d’informations, production et publication de statistiques et
étudesL’Etat, l’Unédic et Pôle
emploi prennent toutes les dispositions nécessaires pour assurer la
continuité de la production et de la publication des statistiques et des
indicateurs relatifs à l’emploi salarié, aux offres d’emploi, aux
demandeurs d’emploi, à leur indemnisation, aux services, aides et
mesures mis en oeuvre.
Pôle emploi recueille et
traite les données nécessaires à la production de ces statistiques et
indicateurs.
Les statistiques
mensuelles relatives aux demandeurs d’emploi inscrits et aux offres
d’emploi traitées par Pôle emploi sont publiées, au niveau national,
sous le double timbre de la DARES et de Pôle emploi, et, au niveau
régional, sous le double timbre des services déconcentrés du ministère
chargé de l’emploi et de Pôle emploi. Ces statistiques mensuelles font
l’objet d’un contrôle qualité interne complété par un contrôle qualité
externe mis en oeuvre par la DARES et l’INSEE.
Les conditions de
restitution et de publication des données physiques et financières
relatives aux missions que Pôle emploi exerce respectivement pour le
compte de l’Etat et de l’Unédic au titre du 4° de l’article L 5312-1 du
code du travail, du dernier alinéa de l’article L 5427-1 du code du
travail, du III de l’article 5 de la loi du 13 février 2008, ou de toute
autre délégation sont définies par les conventions bilatérales relatives
à ces délégations de service. Ces conventions fixent également, le cas
échéant, les conditions dans lesquelles Pôle emploi contribue à la
demande de l’Etat ou de l’Unédic à des travaux de prévision, de
simulation et de chiffrage pour le pilotage de ces dispositifs.
Pôle emploi met à
disposition de l’Unédic les données et les éléments d’information
nécessaires aux partenaires sociaux pour le pilotage et la bonne gestion
du régime d’assurance chômage et le déroulement des négociations
afférentes. L’Unédic accède en permanence aux bases de données relatives
à l’indemnisation des demandeurs d’emploi et au recouvrement des
contributions des employeurs et peut faire usage de toute donnée utile à
l’exercice de sa mission de gestion de l’assurance chômage.
Pôle emploi met à
disposition des services de l’Etat les fichiers et les éléments
nécessaires au pilotage et à l’évaluation des politiques publiques,
ainsi que des dispositions du code du travail à la mise en oeuvre
desquelles participe Pôle emploi, notamment les aides à l’emploi prévues
par l’article L 5111-1 du code du travail. Les modalités de mise à
disposition de ces fichiers et éléments au niveau régional sont prévues
par la convention annuelle conclue par le préfet et le directeur
régional de Pôle emploi. Les conventions qui en définissent les
modalités de mise à disposition au niveau national, antérieurement
passées entre l’ANPE et l’Etat et transférées à Pôle emploi, seront
adaptées au premier trimestre 2009. Elles prévoiront en particulier
l’intégration des informations relatives aux types de parcours, aux
services, entretiens, prestations et formations dans le fichier
historique statistique des demandeurs d’emploi.
Les travaux d’études ou
de recherche et les publications effectués par l’Etat, l’Unédic et Pôle
emploi à partir des données produites ou gérées par Pôle emploi font
l’objet d’un échange régulier d’information au sein du comité de
coordination visé au point 3.5.1.
Lorsque la réalisation
d’études ou de recherche est confiée à des tiers par l’Etat, l’Unédic ou
Pôle emploi, la communication des données nécessaires fait l’objet de
conventions avec les tiers concernés pour en définir les modalités
pratiques, dans le respect des règles de diffusion des données
statistiques et des prescriptions de la CNIL. Ces travaux, qui font
l’objet d’un échange régulier d’information au sein du comité de
coordination visé au point 3.5.1., ont notamment pour objet de répondre aux demandes du comité
de suivi de la présente convention.
3.5.3. Adaptation des
systèmes d’information aux besoins statistiquesPôle emploi intègre dans
son programme de travail les demandes d’évolution des systèmes
d’information dont il assure la maîtrise d’oeuvre, adressées par l’Etat
ou l’Unédic pour répondre aux besoins en matière statistique liés à
l’accomplissement de leurs missions (production de nouvelles données,
adaptation des référentiels, évolutions des traitements, etc.). Les
délais, ordre de priorité et conditions de mise en oeuvre de ces
demandes de l’Etat et de l’Unédic sont suivis par le comité de
coordination prévu au point 3.5.1.
Titre IV - Les Moyens prévisionnels
4.1. Mobilisation des
possibilités d’économies et de redéploiements permises par la fusion
de l’ANPE et du réseau des AssédicPôle emploi s’engage à
optimiser les synergies dégagées par la fusion des réseaux de l’ANPE et
des Assédic en vue d’atteindre les objectifs suivants :
- Réorganiser les
fonctions support et optimiser le réseau et les processus opérationnels
pour redéployer progressivement 4 600 équivalents temps plein (ETP) de
2009 à 2011 ;
Prévisions relatives aux
redéploiements réalisables à l’horizon 2011
|
Accroître de
79,5 % à 83 % des effectifs totaux la part des effectifs dédiés
à la production de service
|
1 400
ETP
|
|
Optimiser le
réseau et les processus opérationnels (y compris suppression des
entretiens redondants pour l’inscription et le suivi des
demandeurs d’emploi)
|
3 200
ETP
|
|
Total
|
4 600
ETP
|
- Réduire de 10 % en
euros constants par rapport à 2008 le coût des achats de fonctionnement,
hors achats informatiques ;
- Stabiliser les
dépenses informatiques, en mobilisant les économies liées à la fusion
pour le financement des projets d’évolution nécessaires à l’intégration
des systèmes d’information et à l’amélioration de l’offre de
service.
Au delà des
améliorations de l’offre de service mises en oeuvre dès 2009 et de la
prise en charge prévisible d’un plus grand nombre de demandeurs
d’emploi, les redéploiements seront affectés à des améliorations de
l’offre de service nécessitant des moyens supplémentaires :
- amélioration de
l’accompagnement des licenciés économiques (objectif de un référent pour
au maximum 50 adhérents) ;
- accroissement du
nombre de demandeurs d’emploi bénéficiant de parcours renforcés
;
- accroissement du temps
consacré à la prospection des entreprises et au traitement des offres
d’emploi ;
- réduction du nombre de
demandeurs d’emploi suivis en moyenne par conseiller pour renforcer
l’efficacité de l’accompagnement (objectif de un référent pour 60
demandeurs d’emploi en premier lieu pour les parcours renforcés)
;
- amélioration des
services délivrés dans le cadre des parcours de base, notamment par des
entretiens de suivi plus précoces ;
- développement d’une
offre de services spécifiques pour des actifs occupés, notamment les
titulaires de contrats aidés dans le secteur non marchand.
Le développement du
recours à la sous-traitance contribuera également à l’atteinte de ces
objectifs, notamment pour l’amélioration de l’accompagnement des
licenciés économiques et le développement des parcours
renforcés.
Le calendrier de mise en
oeuvre de ces améliorations de l’offre de service sera adapté en
fonction de l’impact constaté de la mise en place du RSA, de la nouvelle
convention d’assurance chômage et de l’évolution de la situation de
l’emploi sur le nombre de demandeurs d’emploi suivis par Pôle
emploi.
4.2. Moyens
prévisionnels alloués par l’Etat et l’Unédic
4.2.1. Contribution de
l’Etat et de l’ Unédic au financement du fonctionnement, des
investissements et des interventions de Pôle emploiSous réserve des crédits
inscrits en loi de finances, de 2009 à 2011, l’Etat contribuera au
financement des dépenses inscrites aux troisième et quatrième sections
du budget de Pôle emploi à hauteur de 1360 millions d’euros par an, ce
montant intégrant une réserve de précaution.
Cette subvention globale
pourra être complétée par des subventions exceptionnelles, notamment en
2009 dans le cadre du plan de relance de l’économie française (par
exemple en faveur de l’accompagnement des licenciés économiques ou de la
formation des demandeurs d’emploi).
De 2009 à 2011, l'Unédic
contribuera au financement de Pôle emploi, conformément aux dispositions
de l'article L 5422-24 du code du travail, pour un montant minimal
annuel prévisionnel de 10 % des contributions des employeurs et des
salariés au titre de l'assurance chômage, mentionnées aux articles L
5422-9, L 5422-11 et L 5424-20 du code du travail.
Sont intégrées dans
l'assiette de calcul de ces 10 % toutes les contributions, y compris
forfaitaires, recouvrées pour le financement de l'assurance chômage
auprès des employeurs affiliés, les sommes recouvrées auprès des
employeurs en cas de non proposition de la convention de reclassement
personnalisé, ainsi que les majorations de retard et pénalités
afférentes. Les sommes recouvrées au titre de l'assurance de garantie
des salaires, de la CRP, de la contribution d'équilibre des contrats
d'avenir et contrats d'accompagnement dans l'emploi, de la contribution
pour non proposition du PARE anticipé et pour rupture de CNE et au titre
de la participation au financement de l'ARPE ainsi que les sommes
recouvrées en application de conventions de gestion passées avec les
établissements publics sont exclues de l'assiette de calcul.
La contribution de
l'Unédic pour une année civile est calculée sur la base des derniers
comptes certifiés. Pour 2009, cette contribution, calculée sur la base
des comptes certifiés de l'exercice 2007, est fixée à 2 936 815 359
euros.
En outre, les conditions
de financement de l’accompagnement des bénéficiaires de la CRP par
l’Unédic et l’Etat seront déterminées par une convention
spécifique.
4.2.2. Conditions de
transfert des biens nécessaires à l’exercice des missions de Pôle
emploiL’ensemble des biens,
droits et obligations, créances et dettes de l’Agence nationale pour
l’emploi ainsi que les biens mobiliers de ses services sont transférés
de plein droit, en pleine propriété et à titre gratuit à Pôle emploi
conformément à l’article 8 de la loi n°2008-126 du 13 février 2008
relative à la réforme de l’organisation du service public de
l’emploi.
Des conventions entre
l’Unédic, les Assédic et Pôle emploi prévoient les conditions de la mise
à disposition des biens immobiliers, des biens informatiques et des
biens mobiliers, et notamment :
- la location au prix de
50 M€ à titre transitoire en 2009, à Pôle emploi, par l’Unédic, des
biens immobiliers et mobiliers dont l’Unédic et les Assédic sont
propriétaires et qui sont nécessaires à l’accomplissement des missions
de Pôle emploi ;
- la mise à disposition
à titre gratuit à titre transitoire en 2009 de l’ensemble des
applicatifs et des biens informatiques de l’Unédic et des Assédic
nécessaires à l’accomplissement des missions de Pôle emploi (hors
paiement des redevances externes liées aux licences transférées à Pôle
emploi).
L’Unédic, Pôle emploi et
l’Etat s’engagent par ailleurs à étudier dès le premier trimestre 2009
les modalités d’un règlement financier global traitant de l’état des
passifs et des actifs ainsi que la contribution de l’Unédic à Pôle
emploi. Cette étude pourra notamment porter sur la constitution d’une
société civile immobilière commune Pôle emploi-Unédic détentrice de
l’ensemble des biens immobiliers nécessaires à l’accomplissement des
missions de Pôle emploi.
4.3. Conditions de
financement de services rendus à d’autres commanditairesEn complément des
missions définies dans le cadre de ses missions de service public, Pôle
emploi peut répondre à des appels d’offres ou développer une offre de
service payante à l’attention des entreprises. Le développement de ces
activités devra faire l’objet d’une délibération préalable du conseil
d’administration portant à la fois sur l’objet de l’activité, les
objectifs poursuivis et les modalités de facturation des services
rendus. Préalablement, la comptabilité analytique prévue par l’article R
5312-22 du code du travail devra permettre de justifier de l’équilibre
économique autonome et des modalités d’élaboration des prix de ces
activités commerciales.
Titre V - Le suivi de la convention et l’evaluation des actions
de l’institution
5.1. Suivi et
évaluationLe suivi de la
convention porte à la fois sur les engagements respectifs des trois
parties signataires et sur l’évaluation des résultats obtenus par Pôle
emploi au regard des objectifs fixés. Il s’appuie sur les indicateurs de
performance décrits en annexe, et tout autre élément permettant
d’apprécier la mise en oeuvre de la convention. La liste des indicateurs
figurant en annexe peut être modifiée ou complétée par le comité de
suivi. Pour les indicateurs ne disposant pas de cible chiffrée, le
comité de suivi pourra les arrêter au vu des évolutions constatées en
2009.
Le comité de suivi
comprend trois représentants de l’Etat désignés par le ministre chargé
de l’emploi, le directeur général et deux représentants du conseil
d’administration de l’Unédic, le président du conseil d’administration
et le directeur général de Pôle emploi. Le président est désigné en son
sein par le ministre chargé de l’emploi. Le comité de suivi se réunit au
moins deux fois par an. Le contrôleur d’Etat de Pôle emploi assiste aux
réunions.
Le comité de suivi
élabore chaque année un rapport sur la mise en oeuvre de la convention,
qui présente et analyse l’évolution des indicateurs de performance
définis en annexe. Ce rapport s’appuie notamment sur les éléments
présentés au conseil d’administration de Pôle emploi. Il est remis avant
le 30 juin au conseil national de l’emploi, et est rendu public.
Le comité de suivi prend
connaissance des travaux et réflexions du comité d’évaluation mis en
place par le conseil d’administration de Pôle Emploi. La DARES lui
fournit périodiquement une analyse de l’environnement et de la situation
de l’emploi et du chômage propre à donner un cadre d’analyse
contextualisé de l’évolution des principaux résultats de Pôle
emploi.
Le comité de suivi
définit, programme et pilote les études complémentaires qu’il estime
nécessaire, notamment pour l’évaluation des résultats des organismes
partenaires et prestataires de Pôle emploi prévues aux points 3.3.4. et 3.3.5., en s’appuyant sur le comité de coordination des études et
statistiques prévu au point 3.5.1. Ces travaux sont cofinancés par l’Etat, l’Unédic et Pôle
emploi.
Une évaluation de la
mise en oeuvre du premier palier de renforcement des services prévu par
le titre 1 sera réalisée par l’IGAS fin 2009. Le comité de suivi pourra
demander au ministre chargé de l’emploi de faire réaliser par l’IGAS
d’autres missions d’évaluation de la mise en oeuvre de tout ou partie
des engagements et objectifs de la présente convention.
Un rapport d’évaluation
de la mise en oeuvre de la présente convention est élaboré par l’IGAS au
deuxième semestre 2011 en vue de l’élaboration de la convention
suivante.
5.2. Contrôles de
l’Etat et de l’UnédicLes justifications à
fournir à l’Unédic par Pôle emploi pour le contrôle de la réalisation
des missions que Pôle emploi exerce pour son compte en matière de
service des allocations et de recouvrement des cotisations d’assurance
chômage et de la gestion comptable et financière de la section «
assurance chômage » du budget de Pôle emploi sont précisées par les
conventions bilatérales relatives à ces délégations de service, qui
précisent également les conditions dans lesquelles :
- Pôle emploi prend en
compte dans son plan de contrôle interne les orientations de contrôle
prescrites par l’Unédic ; ces orientations portent, notamment, sur la
prévention des fraudes ;
- Pour les besoins de la
certification des comptes de l’Unédic, la réalisation du plan de
contrôle de Pôle emploi fait l’objet d’un suivi et d’un bilan transmis à
l’Unédic et tenus à disposition du commissaire aux comptes de l’Unédic
qui dispose d’un droit de suite ;
- Le plan annuel de
contrôle de Pôle emploi et le plan annuel de contrôle de l’Unédic
prévoient la réalisation de contrôles et d’audits conjoints ;
- L’Unédic peut réaliser
ou faire réaliser des contrôles et audits externes, sur pièces ou sur
place.
Les justifications à
fournir aux services de l’Etat par Pôle emploi pour le contrôle de la
réalisation des missions qu’il exerce pour le compte de l’Etat sont
précisées par les conventions bilatérales relatives à ces délégations de
service.
La cour des comptes,
l’inspection générale des affaires sociales et l’inspection générale des
finances ont compétence pour contrôler le respect par Pôle emploi des
dispositions conventionnelles, législatives et réglementaires qui
encadrent son action ainsi que l’utilisation des concours publics ou
provenant de cotisations obligatoires dont bénéficie Pôle
emploi.
5.3. Durée et révision
de la conventionLe terme de la présente
convention est fixé au 31 décembre 2011. Un bilan d’étape est réalisé
chaque année par le comité de suivi. A cette occasion un examen portant
sur l’ajustement éventuel des moyens et/ou des objectifs pourra
intervenir à la demande de l’une ou l’autre des parties :
- en cas de modification
significative de la situation générale de l’emploi et du chômage rendant
impossible l’atteinte des objectifs fixés par la convention ;
- en cas de changement
important dans la nature des missions confiées à Pôle emploi par
décision de l’Etat ou par accord des partenaires sociaux.








