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Reprise d'une activite (salariee ou non)
Reprise d'une activité (salariée ou non)
Différents dispositifs prévoient, sous certaines conditions, que l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) peut continuer à être versée, en cas de reprise d’une activité salariée ou non moins rémunérée que la précédente.
A défaut, une aide différentielle de reclassement (ADR) peut être versée, sous certaines conditions, en cas de rémunération inférieure procurée par l’emploi repris pour une même durée de travail.
En cas de perte de l’emploi repris, le versement des droits à l’ARE restants peut être repris ou de nouveaux droits peuvent être ouverts.
Cumul de l’allocation d’aide au retour à l'emploi (ARE) avec une rémunération
En cas de reprise d'une activité professionnelle salariée ou non, l'ARE cesse en principe d’être versée. Cependant, si l'activité reprise est de courte durée ou réduite, et si elle est moins rémunérée que l'activité antérieure, l'allocation de chômage peut continuer à être versée.
Bénéficiaires
Personnes concernées
Le cumul de l’ARE avec la rémunération issue de l’activité professionnelle reprise est possible si l’intéressé demeure inscrit comme demandeur d’emploi et continue d’actualiser chaque mois sa situation.
Conditions
• L’activité reprise ne dépasse pas 110 heures de travail par mois,
• Le salaire mensuel de l’emploi repris ne dépasse pas 70 % du salaire mensuel antérieur qui a permis de déterminer le montant de l’ARE.
Montant de l'ARE
L’ARE est partiellement cumulable avec la rémunération issue de l’activité salariée reprise.
A cet effet, l’ARE est versée mensuellement, déduction faite d’un certain nombre de jours J non indemnisables correspondant au quotient des salaires bruts perçus au cours du mois par le salaire journalier de référence (SJR) ayant servi au calcul de l’ARE :
J
=
Salaire brut mensuel procuré par l’activité reprise
Salaire journalier de référence (SJRNote
Le diviseur est le salaire journalier qui a servi au calcul des allocations et non le montant de l’allocation que l’intéressé perçoit.
1
)
Les jours J non indemnisés ne sont pas perdus ; l’indemnisation est décalée d’autant.
Exemple
• SJR : 45 € soit 1 350 € mensuel
• Salaire brut de l’emploi repris : 440 €, soit moins de 70 % du salaire antérieur (1350 €)
Chaque mois, à partir des revenus, un nombre de jours non indemnisables est calculé.
Dans cet exemple, 9 jours d’allocations (440 / 45) sont déduits du nombre d’allocations journalières à verser. En revanche, aucune allocation ne serait maintenue si le revenu mensuel procuré par l’emploi repris dépassait 70 % de 1 350 €, c’est-à-dire 945 €.
Personnes indemnisés âgées de 50 ans ou plus
Le nombre de jours non indemnisés J est minoré de 20 %.
Dans l’exemple précédent, le nombre de jours mensuels non indemnisables pour une personne âgée de 50 ans ou plus est de 7 jours (9 x 0,8) au lieu de 9 jours.
Durée de versement de l'ARE
L’ARE est versée dans la limite de la durée des droits notifiés et au maximum durant 15 mois.
Au-delà, l’indemnisation cesse.
La limite de 15 mois ne concerne pas les personnes qui bénéficient d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) ou encore celles âgées de 50 ans ou plus.
Si l’emploi repris vient à être perdu, de nouveaux droits peuvent être ouverts dans la mesure où les conditions d’admission sont remplies, notamment celles relatives à la durée minimale de travail requise et à la perte involontaire de l’emploi. A défaut, les droits ARE non utilisés peuvent être de nouveau servis.
Cas particuliers
Rédaction d’articles de presse, mission d’expertise, activités artistiques (la rémunération n’est pas versée mensuellement) : un nombre de jours non indemnisables J est déterminé lors de la perception des rémunérations :
J
=
Rémunérations
Salaire journalier de référence (SJRNote
Le diviseur est le salaire journalier qui a servi au calcul des allocations et non le montant de l’allocation que l’intéressé perçoit.
1
)
Activités non salariées
La condition de seuil horaire (110 heures) n’est pas applicable. Les rémunérations mensuelles soumises aux cotisations sociales ne doivent pas dépasser 70 % des anciennes rémunérations.
L’intéressé doit déclarer le montant de ses rémunérations sur la base desquelles est déterminé un nombre de jours non indemnisables J au cours du mois:
J
=
Rémunérations mensuelles déclarées au titre des assurances sociales
Salaire journalier de référence (SJRNote
Le diviseur est le salaire journalier qui a servi au calcul des allocations et non le montant de l’allocation que l’intéressé perçoit.
1
)
Pour les auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs, la rémunération prise en compte correspond au chiffre d’affaires après déduction de l’abattement pour frais professionnels (soit 29 % du CA pour les activités d’achat/revente, fourniture de logement, 50% du CA pour les autres activités relevant des BIC, 66% du CA pour les activités relevant des BNC).
Chaque mois ou chaque trimestre, selon l’option qu’il a choisie, l’auto-entrepreneur ou le micro-entrepreneur doit déclarer au pôle emploi le montant de son chiffre d’affaires à partir duquel est calculé le nombre de jours non indemnisables J :
J
=
Chiffre d’affaires – abattement pour frais professionnels
Salaire journalier de référence (SJRNote
Le diviseur est le salaire journalier qui a servi au calcul des allocations et non le montant de l’allocation que l’intéressé perçoit.
1
)
Pour en savoir plus : voir "Les aides aux demandeurs d'emploi créateurs ou repreneurs d'entreprise".
Dans le cas où les rémunérations professionnelles non salariées sont indéterminées, il est appliqué une base forfaitaire qui permet de déterminer, à titre provisoire, le nombre de jours non indemnisables. Une régularisation est effectuée à partir des rémunérations réelles soumises à cotisation de sécurité sociale.
Démarches
Chaque mois, l’activité doit être déclarée par téléphone, par internet ou en retournant par courrier le document de déclaration de situation mensuelle en indiquant :
- la période de travail,
- le nombre d’heures de travail effectuées au cours du mois,
- la rémunération brute.
Dans tous les cas, une copie du bulletin de salaire doit être renvoyée à l’adresse indiquée.
Important : Toute reprise d’activité doit être déclarée.
Le défaut de déclaration donne lieu :
- dans tous les cas, à la non-prise en compte des périodes de travail non déclarées pour l’ouverture d’une nouvelle période d’indemnisation,
- et éventuellement, à une radiation de la liste des demandeurs d’emploi et à une réduction ou suppression temporaire ou définitive du versement des allocations.
L’aide différentielle de reclassement (ADR) en cas de rémunération inférieure à celle perçue avant d’être au chômage
Une aide différentielle de reclassement (ADR) peut être versée si la rémunération procurée par l’emploi repris est, pour une même durée de travail, inférieure d’au moins 15 % à la rémunération de l’emploi précédent.
Bénéficiaires
Personnes concernées
Les allocataires :
• âgées de moins de 50 ans, indemnisées depuis plus de 12 mois,
• âgées de 50 ans ou plus, quelle que soit la durée de leur prise en charge.
Conditions
• L'emploi repris ne doit pas permettre le cumul de l’ARE avec la rémunération, c'est-à-dire effectuer plus de 110 heures par mois ou gagner plus de 70 % du salaire sur lequel a été calculée l'allocation journalière.
• L’emploi repris doit être un emploi salarié. S'il s'agit d'un contrat à durée déterminée, (CDD), il doit avoir une durée de 30 jours minimum.
• L’emploi ne peut être repris chez l’ancien employeur.
• Le salaire brut mensuel doit être, pour le même volume d’heures de travail, au plus égal à 85 % du salaire mensuel antérieur.
Montant de l'ADR
• L’aide correspond à la différence entre le salaire journalier de référence ayant servi au calcul de l’ARE et le nouveau salaire.
Par ailleurs, le montant total de l’aide versée ne peut excéder la moitié du montant total des droits à l’ARE restants au moment de l’embauche (montant de l’allocation journalière x durée des droits restants).
• L’aide est versée mensuellement. Son paiement est interrompu en cas de suspension du contrat de travail pour maladie, maternité ou fermeture de l’entreprise pour congés, d’une durée supérieure ou égale à 15 jours au cours d’un même mois.
Durée du versement
La durée du versement de l’aide ne peut dépasser la durée des droits à l’ARE restants au moment de l’embauche.
Exemple
Une personne reprend un travail pour une durée indéterminée avec un salaire mensuel de 2 500 € pour 35 H
• Salaire mensuel brut précédent : 3 000 € pour 35 H
• Montant de l’ARE journalière : 57,40 €
• 2500 € < 2550 € (85 % de 3 000 €)
- l’aide peut être versée
Montant journalier de l’aide : 3 000-2 500 = 500 €, soit 16,66 € par jour (500/30)
Durée de versement de l’aide
L’aide sera versée durant 100 jours.
- L’aide journalière de 16,66 € sera, dans ce cas, limitée à la durée des droits restants, soit 100 jours, 1 666 € étant inférieur à 2 870 € Note
Représentant le plafond de 50 % du reliquat des droits ARE : 57,40 x 100 jours = 5 740/2= 2 870 €
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Perte de l'emploi repris : conséquence sur les droits
Pour le calcul des droits à l’ARE restants, il est tenu compte de l’aide qui a été versée : les périodes de versement de l’ADR réduisent d’autant le reliquat de droits.
A SAVOIR
EN CAS DE PERTE DU NOUVEAU TRAVAIL, QUEL DROIT AUX ALLOCATIONS ?
Seules les périodes de travail exercées postérieurement à la fin du contrat de travail prise en considération pour l’examen des droits précédents sont retenues pour une nouvelle ouverture de droits.
DUREE DE TRAVAIL EGALE OU SUPERIEURE A 4 MOIS OU 610 HEURES
De nouveaux droits peuvent être ouverts si le salarié a involontairement perdu son emploi.
S’il reste des droits au titre d’une précédente indemnisation, une double comparaison est effectuée.
Sont comparés :
• le montant global des droits restants et le montant global des nouveaux droits,
• le montant de l’allocation du 1er droit et le montant de l’allocation du 2e droit.
Le montant global et le montant de l’allocation les plus élevés seront retenus.
La durée d’indemnisation est calculée en divisant le montant global par le montant de l’allocation journalière retenu.
EXEMPLE : Il reste, au titre du 1er droit, à percevoir 300 jours d’allocations à 23 € / jour, soit 6 900 €. L’intéressé, au titre du nouveau droit, peut prétendre à 25 € durant 213 jours, soit 5 325 €. Il sera versé 25 € durant 276 jours (6 900 / 25).
DUREE DE TRAVAIL INFERIEURE A 4 MOIS OU 610 HEURES
Le versement des allocations est poursuivi ou repris dans la limite des droits restants quel que soit le motif de la perte de ce nouvel emploi, y compris en cas de perte volontaire de l’emploi.
CAS PARTICULIERS
• les personnes âgées de 58 ans ou plus à la fin du contrat de travail, qui a permis l’ouverture du 1er droit, bénéficient automatiquement des anciens droits, y compris en cas de perte volontaire de l’emploi. Il en est de même pour les demandeurs d’emploi âgés de 61 ans, qui réunissent toutes les conditions pour bénéficier du maintien de l’allocation jusqu’à l’âge de la retraite.
• en cas de reprise d’un emploi non salarié, de nouveaux droits ne peuvent être ouverts. Seul le versement du solde des allocations est possible.
PENDANT COMBIEN DE TEMPS LES ANCIENS DROITS PEUVENT-ILS ETRE DE NOUVEAU SERVIS ?
Pendant 3 ans augmentés de la durée des droits aux allocations.
Références réglementaires
Circulaire n°2009-12
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Le diviseur est le salaire journalier qui a servi au calcul des allocations et non le montant de l’allocation que l’intéressé perçoit.
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Le diviseur est le salaire journalier qui a servi au calcul des allocations et non le montant de l’allocation que l’intéressé perçoit.
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Le diviseur est le salaire journalier qui a servi au calcul des allocations et non le montant de l’allocation que l’intéressé perçoit.
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Le diviseur est le salaire journalier qui a servi au calcul des allocations et non le montant de l’allocation que l’intéressé perçoit.
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Représentant le plafond de 50 % du reliquat des droits ARE : 57,40 x 100 jours = 5 740/2= 2 870 €
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