Études

Les allocataires qui travaillent en 2011 : conditions d’exercice, motivations et situation en 2012

26 septembre 2012
Par
Unédic
En 2011, 1,1 million d’allocataires en moyenne ont exercé un emploi tout en restant demandeur d’emploi. Près de la moitié d’entre eux ont bénéficié du cumul de leur allocation avec leur rémunération. L’Unédic les a interrogés pour en savoir plus sur leurs motivations à reprendre un emploi et leur situation professionnelle quelques mois plus tard.

En février 2012, l’Unédic a mené une enquête téléphonique auprès d’environ 2 000 demandeurs d’emploi indemnisés par l’Assurance chômage ayant exercé une activité réduite au cours du 2ème trimestre 2011. L’enquête a également permis de recueillir des informations sur leur connaissance des règles de cumul entre allocation et salaire en cas de reprise d’activité.

Qu'est-ce que l'activité réduite et le cumul allocation-salaire ?

Quand une personne exerce une activité rémunérée tout en restant inscrite comme demandeur d’emploi, elle est dite en « activité réduite ». En 2011, le cumul de l’allocation chômage avec un salaire est possible si l’activité ne dépasse pas 110 heures par mois et si les rémunérations du mois n’excèdent pas 70 % des salaires antérieurs. Le cumul est limité à la durée des droits sans pouvoir excéder 15 mois (sauf personnes âgées de 50 ans ou plus). Ces règles ont changé depuis la convention d’assurance chômage du 14 mai 2014.

Des effets encourageants en matière de retour à l’emploi durable

En février 2012, soit quelques mois après leur période d’activité réduite du 2ème trimestre 2011, 61% des enquêtés sont en emploi, dont 26% ne sont plus inscrits à Pôle emploi. Par rapport à l’ensemble des indemnisés sortant des listes de Pôle emploi, les personnes interrogées qui ont pratiqué l’activité réduite avant de retrouver un autre emploi ont accédé plus fréquemment à un CDI ou à des contrats de 6 mois ou plus. 43% ont retrouvé un CDI hors contrat aidé contre 39% pour l’ensemble des sortants des listes. Ils sont 53% à être en CDD de 6 mois ou plus contre 41%.

61%

des enquêtés sont en emploi quelques mois plus tard

Des motivations positives à l’exercice d’une activité réduite

Si 66% des enquêtés déclarent avoir accepté l’activité réduite à défaut d’avoir obtenu un emploi plus attractif, deux tiers des personnes rencontrées témoignent de leur intérêt pour le métier exercé, le secteur d’activité ou l’entreprise où elles exercent leur activité réduite. 62% des allocataires ayant pratiqué une activité réduite considèrent cet emploi comme un moyen de développer leur expérience professionnelle. Certains enquêtés considèrent aussi cet emploi comme un moyen de rester proche du marché du travail et un possible tremplin vers un CDI. 58% estiment cependant que la reprise de cet emploi représente au moins un désavantage, notamment la limitation du temps consacré à la recherche d’un emploi.

97%

des personnes interrogées considèrent que l’activité réduite leur a procuré au moins un avantage.

Une méconnaissance du cumul allocation-salaire

Si certains demandeurs d’emploi disent avoir repris une activité afin de prolonger leur durée d’indemnisation, les modalités de recours à ce dispositif restent méconnues. 41% des personnes rencontrées ne connaissaient pas la possibilité de cumul de l’allocation et des revenus de l’activité exercée. Seuls 8% des allocataires interrogés en connaissaient les conditions d’horaire et de revenu en vigueur en 2011. Parmi les personnes connaissant la possibilité de cumul, 63% déclarent qu’elles auraient repris leur emploi même en son absence. Selon elles, leur reprise d’emploi n’est pas liée à l’incitation financière du cumul allocation-salaire.

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