Études

Enquête sur les allocataires qui travaillent : qui sont-ils ? quelles sont leurs activités ?

29 mars 2019
Par
Unédic
Dans cette enquête quantitative menée en 2018, l’Unédic a souhaité approfondir la connaissance des allocataires de l’Assurance chômage qui travaillent. Quelles sont leurs caractéristiques ? Quels sont leurs revenus et leur niveau de vie ? Quelles sont leurs activités ?

En août 2018, l’Unédic a conduit une enquête quantitative auprès d’un échantillon de 5 000 allocataires qui ont travaillé au moins une heure en juin 2018. Ce mois-là, 47 % des allocataires de l’Assurance chômage travaillaient.

Cette enquête vise à améliorer la connaissance des allocataires qui travaillent et de leurs activités et à comprendre leur vécu de cette situation d’emploi.

Cette publication détaille les résultats de l’enquête concernant les activités et le profil des allocataires qui travaillent. De prochaines publications restitueront quant à elles les résultats de l’enquête sur les motivations à reprendre un emploi et le vécu de la situation d’emploi.

Des profils très proches de l’ensemble des allocataires

Les allocataires qui ont travaillé en juin 2018, qu’ils aient ou non bénéficié du cumul allocation-salaire, ont des caractéristiques sociodémographiques très proches de l’ensemble des allocataires de l’Assurance chômage, à une exception près. Ils vivent plus souvent dans les grandes agglomérations que les autres allocataires. Les femmes y sont aussi légèrement surreprésentées.

57 % des allocataires qui travaillent ne sont pas indemnisés

Parmi les allocataires qui ont travaillé au mois de juin 2018, 43 % cumulent une partie de leur allocation chômage avec leur salaire et 57 % ne sont pas indemnisés. S’ils ne sont pas indemnisés, c’est parce que le revenu de leur activité du mois est trop élevé pour qu’ils puissent percevoir une allocation chômage.

Les revenus d’activité composent l’essentiel du revenu individuel des allocataires qui travaillent, qu’ils soient indemnisés ou non : 83 % en moyenne.

  • En moyenne, ceux qui sont indemnisés déclarent un revenu d’activité mensuel de 830 € net et une allocation chômage de 490 €, soit 1 320 € au total.
  • Le revenu d’activité moyen des non indemnisés qui travaillent est de 1 480 € par mois.

La plupart des allocataires qui travaillent ont des revenus modestes

Parmi les personnes interrogées, près de 90% vivent dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au niveau de vie médian de 1 710 € net par mois par unité de consommation.

Et 40 % des ménages concernés sont en-dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire 1 026 € net par mois par unité de consommation (60 % du niveau de vie médian), contre 14% pour l’ensemble de la population française en 2016.

Moins d’un tiers d’entre eux est en CDD ou intérim de moins d’un mois

Si la plupart des allocataires interrogés sont salariés, la nature et la durée de leurs emplois sont très diverses.

En juin 2018 : 

  • 42 % des allocataires interrogés ont eu une activité en CDD ou intérim de plus d’un mois
  • 29 % ont eu des CDD ou de l’intérim de moins d’un mois
  • 20 % occupaient un CDI, souvent à temps partiel.
  • les 10 % restants ont repris des contrats aidés, vacations ou exercent une activité non salariée.

Qui sont leurs employeurs ?

Pour plus de la moitié des répondants, les employeurs étaient des entreprises privées (59 %). Un quart des allocataires salariés étaient embauchés par une agence d’intérim. Une personne sur 5 travaillait pour un employeur public (20 %).

Environ 6 personnes sur 10 étaient dans une situation de réembauche en juin 2018 : elles avaient déjà travaillé pour cet employeur par le passé.

Méthode de l'enquête

Cette enquête quantitative a été conduite auprès de 5 002 allocataires de l’Assurance chômage qui ont travaillé au moins une heure au mois de juin 2018. Les règles de cumul allocation-salaire qui s’appliquaient aux personnes interrogées sont donc celles en vigueur depuis la convention d’assurance chômage du 14 mai 2014 (reconduites par la convention d’assurance chômage du 14 avril 2017). Le terrain s’est déroulé en août et septembre 2018.
Les réponses au questionnaire (par internet et par téléphone) ont été redressées selon la méthode des quotas sur les variables suivantes : sexe, âge, sexe/âge, diplôme, région et taille d’agglomération.

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