Dans quelles situations la reprise d’un emploi permet continuer à percevoir des allocations chômage ?
Si vous restez inscrit(e) à France Travail, vous pouvez cumuler une partie de vos allocations avec le salaire de votre emploi, en fonction du montant de votre rémunération. Qu’il s’agisse d’un CDD, d’une mission d’interim, d’un emploi à temps partiel, le cumul de votre salaire avec vos allocations est possible quels que soient la durée et le type du contrat de travail. Cette possibilité dure jusqu’à la fin de vos allocations.
Ce cumul est toutefois plafonné au montant mensuel du salaire de référence : le montant mensuel perçu au total par l’allocataire (rémunérations + allocations versées) ne peut pas excéder le salaire de référence sur la base duquel le montant de son allocation a été calculé.
Cet emploi repris, dès lors qu’il est au minimum de 6 mois (130 jours travaillés ou 910 heures travaillées), vous permet aussi d’acquérir de nouveaux droits aux allocations chômage lorsque vous atteindrez la fin de vos droits actuels.
Cumul allocations chômage et salaire : comment ça marche ?
Un demandeur d'emploi peut cumuler une partie de ses allocations avec son nouveau salaire, en fonction du montant de cette rémunération. Cette mesure garantit un niveau de revenu total mensuel (salaire + allocations) au moins équivalent à l’allocation seule. Elle évite une baisse brutale des revenus en cas de reprise d’un emploi moins rémunéré.
Si vous restez inscrit(e) comme demandeur d’emploi, vous pouvez recevoir une partie de vos allocations chômage en plus de vos revenus.
Chaque mois, France Travail calcule les allocations à vous verser en fonction du revenu procuré par votre nouvelle activité. Le résultat aboutit à un nombre de jours d’allocations versées en complément de votre nouveau salaire. Le calcul s’effectue en deux étapes :
- 70 % de votre revenu mensuel brut est déduit du montant de votre allocation mensuelle (pour un mois complet sans activité) ;
- ce résultat est divisé par le montant de votre allocation journalière, ce qui détermine le nombre de jours d’allocations à vous verser pour le mois. Ce nombre est arrondi à l'entier le plus proche.
Nombre de jours d’allocations versées = (Allocation mensuelle - 70 % du revenu mensuel brut) / Allocation journalière
Le cumul du revenu d’activité avec vos allocations ne doit pas dépasser le montant de votre ancien salaire. Si ce montant est dépassé, le nombre de jours indemnisés pour le mois est réduit d’autant. Votre revenu total (= salaire + allocations) ne peut donc pas être plus élevé que le salaire que vous avez perdu.
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Le saviez-vous ?
Vous devez informer France Travail (ex Pôle emploi) de votre nouveau contrat de travail au moment de votre actualisation mensuelle.Vous devez informer France Travail de votre nouveau contrat de travail au moment de votre actualisation mensuelle.
Dans votre déclaration, vous serez invité(e) à renseigner le salaire reçu et le nombre d’heures travaillées au cours du mois. Vous devrez envoyer une copie de votre bulletin de salaire avec votre nom et votre numéro d’identifiant. Il est essentiel de déclarer votre situation chaque mois auprès de France Travail pour que vos allocations soient calculées et versées dans les meilleurs délais.
Si vous ne pouvez pas justifier votre rémunération, vous recevrez un paiement à titre d’avance. Il correspond à 80 % du montant de l’allocation due pour le mois. Une fois le bulletin de salaire fourni, le paiement définitif interviendra le mois suivant sous forme de régularisation.
Cette infographie présente de manière claire le mécanisme permettant de cumuler une partie de son allocation chômage avec le salaire issu d’un nouvel emploi.
1. Principe du cumul allocation + salaire
L’infographie commence par expliquer que lorsqu’une personne bénéficie d’une allocation chômage et reprend une activité professionnelle, elle peut cumuler une partie de cette allocation avec son salaire. Ce dispositif vise à garantir un revenu global plus favorable.
2. Exemple concret : Laurence
Pour illustrer ce fonctionnement, l’infographie prend l’exemple de Laurence :
Elle perçoit une allocation chômage journalière de 37,80 euros.
Sur un mois complet, cela représente 1 134 euros (37,80 € x 30 jours).
Elle débute une nouvelle activité salariée avec un salaire brut mensuel de 950 euros.
3. Calcul du montant d’allocation ajusté par France Travail
L’infographie détaille ensuite le calcul effectué par France Travail :
L’organisme calcule le montant de l’allocation à verser en utilisant la formule suivante :
Allocation mensuelle - (70 % du nouveau salaire brut).
Soit : 1 134 € - (70 % de 950 € = 665 €) = 469 €.
Ce montant représente la part de l’allocation qui peut être conservée en complément du salaire.
4. Limite du cumul : ancien salaire brut
L’infographie rappelle que le cumul salaire + allocation ne peut pas dépasser le montant du dernier salaire brut annuel de la personne, soit ici 2 100 euros pour Laurence.
Le montant ajusté de 469 € étant bien inférieur à cette limite, Laurence peut donc cumuler salaire et allocation.
5. Détermination du nombre de jours indemnisables
Après avoir calculé le montant de l’allocation mensuelle à verser (469 €), France Travail détermine le nombre de jours d’allocations à verser.
Ce calcul se fait ainsi :
469 € ÷ 37,80 € (le montant de l’allocation journalière), soit 12,40 jours,
que l’on arrondit à l’entier le plus proche, soit 12 jours indemnisables.
Le montant final de l’allocation versée est donc :
37,80 € x 12 jours = 453,60 euros.
6. Conclusion : bénéfice du cumul
En cumulant son salaire brut de 950 euros avec une partie de son allocation chômage (453,60 €), Laurence bénéficie d’un revenu brut total de 1 403,60 euros.
Ce revenu est supérieur à l’allocation mensuelle de 1 134 euros qu’elle aurait perçue sans travailler.
L’infographie met donc en avant l’avantage du cumul : reprise d’activité + maintien partiel des droits = revenu global plus élevé.
Pendant combien de temps le cumul allocations salaire est-il possible ?
Le cumul de vos allocations avec votre salaire peut durer aussi longtemps qu’il vous reste des allocations chômage.
Seuls les jours indemnisés dans le mois sont décomptés de votre durée d'indemnisation restante. Chaque jour non indemnisé décale d’autant la date de fin de vos droits.
En travaillant, même pour de courtes durées pendant votre période d’indemnisation, vous pourrez donc bénéficier de vos droits plus longtemps, puisque le terme de ces droits est reporté des périodes d’emploi.
Exemple :
- Fin de droits prévue au 30 septembre
- Jours indemnisés pour le mois de septembre : 21 jours sur 30
- Soit 9 jours non indemnisés en septembre
- Fin de droits reportée au 9 octobre
- Période indemnisée
L’infographie montre d’abord une période de 21 jours indemnisés au mois de septembre. Ce sont les jours pendant lesquels l’allocation chômage est effectivement versée. - Période non indemnisée
Elle indique ensuite 9 jours non indemnisés. Ces jours correspondent à une période où l’allocation n’est pas versée, par exemple en raison d’un cumul salaire‑allocation ou d’un autre motif de non‑paiement. - Report des droits
L’infographie précise que ces 9 jours non indemnisés sont reportés : ils deviennent 9 jours de droit reporté, c’est‑à‑dire ajoutés à la fin de la période d’indemnisation. - Prolongation de la fin de droit
Deux dates sont indiquées : la fin de droit initiale, prévue le 30 septembre,
la fin de droit effective, qui devient le 9 octobre grâce au report des jours non indemnisés. - L’idée centrale : les jours non indemnisés ne sont pas perdus, ils prolongent la durée totale d’indemnisation.
Est-ce que la reprise d’un emploi prolonge vos droits aux allocations ?
Chaque emploi repris peut vous donner droit à de nouvelles allocations.
Vous avez travaillé au moins 130 jours ou 910 heures (6 mois) comme salarié(e) auprès d'un ou plusieurs employeurs depuis le début de votre indemnisation ? Cette période de travail sera prise en compte quand vous aurez perçu la totalité de vos allocations. Vous pourrez alors prolonger votre indemnisation par un rechargement de vos droits. Le rechargement est possible si vous n’avez pas volontairement mis fin à votre dernier emploi.
Concrètement, de nouvelles allocations sont calculées sur vos derniers salaires pour une durée qui dépend de vos derniers contrats de travail.
Pour cumuler allocations et rémunération, bénéficier de vos allocations restantes et recharger vos droits, vous devez toujours remplir les conditions d’indemnisation par l’Assurance chômage.
Vous reprenez un emploi sans rester inscrit(e) à France Travail : que deviennent vos allocations non-consommées ?
Vous avez retrouvé un emploi avant la fin de votre période d'indemnisation chômage, et depuis vous n’êtes plus inscrit(e) à France Travail. Si vous perdez l'emploi repris, les allocations qui vous restent dues pourront vous être versées pendant un délai dit de déchéance. Ce délai correspond à la durée de ces droits + 3 ans.
Si vous perdez involontairement votre emploi avant l'expiration du délai de déchéance, vous bénéficiez systématiquement de la reprise du versement des allocations chômage restantes, jusqu’à leur épuisement. C’est la reprise de droit.
Exemple :
France Travail vous a ouvert un droit aux allocations chômage pour une durée de 12 mois. Au bout de 2 mois, vous reprenez un CDD de 4 mois. A la fin de votre CDD, vous reprenez votre droit initial pour la durée restante de 10 mois.
Par ailleurs, si depuis le début de votre indemnisation, vous avez travaillé au moins 6 mois, quels que soient le nombre d’emplois, les durées de travail ou le type de contrat, votre droit à indemnisation sera prolongé. C'est le principe des droits rechargeables.
Cette période de travail vous permettra de recharger vos droits. Elle sera prise en compte quand vos droits initiaux seront épuisés. Elle vous donne droit à des allocations supplémentaires : leur montant et leur durée sont calculés sur vos dernières activités et vos éventuelles périodes d’inter-contrats. On parle de rechargement des droits.
Dans tous les cas, vous devez réunir les conditions pour avoir droit aux allocations chômage, en particulier vous réinscrire à France Travail.
Quelles règles de rechargement de droits s'appliquent selon la date de fin de mon contrat de travail ?
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Le saviez-vous ?
Si vous perdez votre emploi au-delà du délai de déchéanceEn savoir plusLes allocations restantes sont définitivement perdues.
Dans ce cas, vous pouvez percevoir de nouvelles allocations chômage calculées sur vos dernières périodes d'emploi si vous réunissez les conditions.
Votre dernier emploi vous donnerait un nouveau droit avec une allocation nettement plus élevée ?
Vous pouvez exercer un droit d'option. Il vous permet de bénéficier directement des allocations calculées sur vos derniers emplois.
Les conditions pour exercer ce droit sont principalement liées à l’écart entre le montant de votre allocation initiale et celui de l’allocation calculée sur vos derniers emplois.
Que se passe-t-il si vous n’avez pas suffisamment retravaillé à la fin du versement de votre droit initial ?
Vous ne bénéficiez plus des allocations chômage. Vous pourrez de nouveau en bénéficier dès que vous aurez réuni les conditions pour avoir droit à des allocations chômage , notamment 6 mois de travail (910 heures) en cas de fin de contrat de travail intervenant.
Vous devez avoir travaillé au moins 6 mois, soit 130 jours ou 910 heures durant les 24 derniers mois pour recharger vos droits au chômage
Vous devez avoir travaillé au moins 4 mois, soit 88 jours ou 610 heures durant les 24 derniers mois pour recharger vos droits au chômage.
Vous devez avoir travaillé au moins 6 mois, soit 130 jours ou 910 heures durant les 24 derniers mois pour recharger vos droits au chômage.
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Conseils pratiques
Une question sur votre situation personnelle ? Les conseillers de France Travail (ex Pôle emploi) disposent des informations pour vous renseigner sur votre dossier d’indemnisation.