Études
19 octobre 2016
Par
Unédic
Quels sont les liens entre la réforme de la retraite et l’Assurance chômage? Cette étude, présentée au Conseil d’orientation des retraites, donne un éclairage sur les effets de la réforme de 2010 sur la situation des allocataires à l’approche de la retraite. Elle présente aussi les dispositifs mis en œuvre pour accompagner les allocataires qui ont épuisé leur droit avant l’âge légal de départ à la retraite.

Depuis 2010, l’âge légal de départ à la retraite est passé progressivement de 60 ans à 62 ans. Ceci a un impact sur les allocataires proches de la retraite. L’Unédic a analysé les conséquences de ce report pour les allocataires de 55 ans et plus sur la période 2008-2015.

Cette analyse alimente un dossier complet du Conseil d’orientation des retraites sur le thème « Report de l’âge de la retraite : effets macroéconomiques ».

Le nombre d’allocataires de plus de 60 ans augmente progressivement

Le nombre d’allocataires indemnisés par l’Assurance chômage de plus de 60 ans connaît une hausse constante depuis le report de l’âge minimal de départ à la retraite.

Plus précisément, le nombre d’allocataires de 60 et 61 ans a plus que doublé entre 2008 et 2015. En 2015, 30 000 personnes ont ouvert un droit à l’âge de 60 ou 61 ans soit environ 2 % de cette classe d’âge.

Ouvertures de droit à l'Assurance chômage par tranche d'âge

Allocations de chômage - réforme des retraites

Les fins de contrats à l’approche de la retraite se décalent aussi

Avant 2010, on observait un pic des ouvertures de droits aux allocations chômage à l’âge de 56 ou 57 ans, notamment suite à une rupture conventionnelle ou un licenciement. Il est à noter que 57 ans était l’âge à partir duquel, après 3 années d’indemnisation, l’âge légal pouvait être atteint. Depuis, ce pic s’observe davantage à l’âge de 58 ou 59 ans.

Davantage de seniors ont recours à l’allocation de solidarité spécifique

À la fin de leur indemnisation chômage, les allocataires de 55 ans et plus ont un recours croissant à l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Cette augmentation peut s’expliquer en partie par la suppression successive de l’allocation équivalent retraite (AER) et de l’allocation transitoire de solidarité (ATS), qui étaient financées par l’Etat.

Ces allocations permettaient d’assurer la transition entre la fin de droit à l’indemnisation chômage et la retraite, pour les allocataires qui avaient cotisé suffisamment de trimestres mais n’avaient pas l’âge requis.

Retrouver le dossier complet sur le site du Conseil d'orientation des retraites

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