Études

Droits rechargeables et cumul allocation-salaire vus par les demandeurs d'emploi

30 décembre 2015
Par
Crédoc
Unédic
En vigueur depuis octobre 2014, les droits rechargeables et les règles de cumul entre allocation chômage et salaire visent à sécuriser les demandeurs d’emploi qui travaillent avant la fin de leurs droits. Ces règles sont-elles connues et comprises ? Comment ces changements de règles sont-ils vécus ? En 2015, le Crédoc a mené pour l’Unédic une enquête auprès de demandeurs d’emploi concernés.

Cette étude qualitative, réalisée par le Crédoc en juin 2015, porte sur la connaissance et le vécu des règles de cumul allocation-salaire et des droits rechargeables, appliquées depuis le 1er octobre 2014.

Elle a été menée auprès d’une cinquantaine de demandeurs d’emploi ayant cumulé allocation et salaire ou connu un rechargement de droit.

Une connaissance des règles d’indemnisation basée sur l’expérience

S’ils sont au fait du montant et de la durée de leur indemnisation, les demandeurs d’emploi ne maîtrisent pas les détails des règles de l’Assurance chômage. Ils les appréhendent à partir de leur expérience et de leur parcours d’indemnisation.

Des comportements d’activité d’abord liés à la crainte de la stigmatisation du chômage et à la nécessité économique

L’évolution des règles de cumul allocation-salaire issues de la convention d’assurance chômage 2014 est peu perceptible pour les demandeurs d’emploi, car le calcul de leur allocation est automatique.

Les règles de cumul ne semblent pas jouer sur leurs comportements d’activité, centrés sur la survie économique et le souhait de conserver une identité et un statut social par le travail. Les personnes interrogées se déclarent toutefois favorables à la suppression des anciens seuils de cumul.

Les droits rechargeables, compris et bien accueillis par les demandeurs d’emploi

Les demandeurs d’emploi interrogés expriment leur intérêt pour les droits rechargeables, dont ils ont généralement entendu parler. Cette mesure leur apporte l’assurance que toutes les périodes d’emploi sont considérées pour une ouverture de droit ultérieure, qu’elles soient courtes, à temps partiel ou peu rémunérées.

Les demandeurs d’emploi estiment clair et rassurant le principe des droits rechargeables « d’un prolongement des droits, contrat par contrat ».

Le droit d’option, laissé à l’arbitrage du demandeur d’emploi, est plutôt bien compris dans son principe.

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