Études

Le contrat de sécurisation professionnelle favorise-t-il la reprise d’emploi des licenciés économiques qui y adhèrent ?

24 mars 2017
Par
Dares
Unédic
Le Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) vise un retour accéléré à l’emploi durable des bénéficiaires grâce à un accompagnement plus intensif. Cette étude statistique analyse le retour à l’emploi de licenciés économiques ayant adhéré au CSP, 18 mois après leur inscription à Pôle emploi. Elle s’intéresse à leur trajectoire de reprise d’emploi et à la qualité des emplois retrouvés.

La Dares et l’Unédic ont mené une enquête en 2015 auprès de bénéficiaires du CSP inscrits à Pôle emploi en avril-mai 2014. Ces derniers ont adhéré au dispositif adopté en 2011, avant son évolution en février 2015.

Pour apprécier les parcours des adhérents au CSP, trois autres profils ont été interrogés : des licenciés économiques qui n’ont pas adhéré au CSP, des licenciés pour motif personnel et des signataires d’une rupture conventionnelle. Cette enquête a été réalisée avec le soutien financier du Fonds de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP).

Principaux résultats

53 % des bénéficiaires du CSP interrogés occupent un emploi salarié ou ont créé une entreprise 18 mois après leur inscription à Pôle emploi. Ce taux est proche de celui des autres demandeurs d’emploi interrogés. A caractéristiques individuelles similaires (âge, diplôme…), les bénéficiaires du CSP sont plus souvent en emploi que les autres.

Toutes choses égales par ailleurs, les adhérents au CSP occupent plus souvent des emplois durables, c’est-à-dire à durée indéterminée ou à durée déterminée de plus de six mois.

Quel que soit l’accompagnement dont ils ont bénéficié, une majorité de demandeurs d’emploi qui ont retrouvé un emploi en sont globalement satisfaits. Cependant, près de 80 % d’entre eux déclarent avoir dû faire au moins une concession pour retrouver cet emploi - notamment en termes de rémunération.

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