Études

Le vécu du Contrat de sécurisation professionnelle en 2016

16 mars 2017
Par
Gatard & Associés
Destiné aux licenciés économiques, le Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) a évolué en février 2015. Pour apprécier les effets de ces changements, l’institut Gatard et Associés a conduit en septembre-octobre 2016 une étude qualitative auprès de bénéficiaires du CSP et de licenciés économiques. Elle actualise les connaissances sur l’expérience des bénéficiaires, de l’adhésion à la sortie du CSP.

L’institut Gatard et Associés a mené pour l’Unédic une enquête auprès de bénéficiaires du CSP et de licenciés économiques qui n’y ont pas adhéré. Suite aux évolutions du CSP en 2015, cette étude qualitative avait pour but d’actualiser les connaissances sur le fonctionnement du CSP : les motifs d’adhésion, le déroulement du CSP, et le vécu des bénéficiaires de l’adhésion à la sortie du dispositif.

Les témoignages recueillis font apparaître des constantes et des changements dans le vécu du CSP par rapport aux constats de l’enquête similaire réalisée en 2014. Ces enseignements concernent la perception du CSP et la dynamique qu’il instaure. Ces évolutions sont à mettre en relation avec les règles introduites en 2015.

Le montant de l’allocation reste le motif principal d’adhésion au CSP

Malgré la baisse du taux de remplacement en 2015, les adhérents interrogés perçoivent le montant de l’allocation de sécurisation professionnelle comme une continuité de revenu. Si l’accompagnement personnalisé est toujours un avantage déterminant pour beaucoup, la formation n’est plus un critère majeur d’adhésion.

L’articulation entre CSP et emploi a progressé

La formation en cours de CSP est désormais traitée comme une chance à optimiser, au service d’un projet professionnel clarifié. Le CSP est vécu par les bénéficiaires comme une démarche personnalisée, où ils pilotent leur parcours de manière active et plus agile.

Les nouvelles règles et les aides à la reprise d’un emploi, comme la prime de reclassement et les conditions d’octroi de l’indemnité différentielle de reclassement, créent un contexte très favorable à la reprise d’activité en cours de CSP. La qualité de l’information reste un enjeu pour favoriser les périodes d’emploi pendant le CSP.

La prime de reclassement stimule la recherche d’emploi

La prime de reclassement crée une incitation pour beaucoup de stagiaires. La perspective de cette prime met d’emblée en mouvement. Son attribution est souvent vécue comme une récompense, mais elle conduit parfois à une course qui ne débouche pas toujours sur un emploi qui convient. La prime engendre quelques effets d’aubaine : certains ont adhéré au CSP alors qu’ils avaient déjà un emploi en vue.

Si le dispositif semble avoir gagné en efficacité et en réactivité au démarrage, l’organisation du passage à l’allocation et l’accompagnement de droit commun demeure un point faible du dispositif.

QU’EST-CE QUE LE CSP ?

Le Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) s’adresse aux salariés licenciés pour motif économique dans les entreprises de moins de 1 000 salariés et les entreprises en redressement ou liquidation judiciaire, quelle que soit leur taille. En vigueur depuis septembre 2011, le CSP a connu des modifications, appliquées depuis février 2015.

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