À propos de l'Unédic

Rejoindre l'Unédic

Pour mener à bien ses missions, l’Unédic mobilise une centaine de collaborateurs disposant d’expertises techniques complémentaires, organisées au sein de directions. Retrouvez ici nos offres d'emploi en cours.

Les métiers à l'Unédic

Chaque direction assure la gestion et le développement des compétences, le recrutement et la synergie entre les expertises pour accomplir les missions confiées par les partenaires sociaux.

L'Unédic réunit des personnes aux métiers variés, comme :

  • des statisticiens,

  • des juristes,

  • des analystes règlementaires,
  • des auditeurs,
  • des comptables,
  • des trésoriers,
  • des chargés de mission auprès des régions
  • ...

Les équipes  :

  • analysent les transformations du marché du travail et les systèmes d’indemnisation à l’étranger,

  • anticipent les adaptations règlementaires nécessaires,

  • élaborent la réglementation, en préparent l’application,
  • contrôlent les conditions de mise en oeuvre des règles,
  • prévoient la situation financière de l’Assurance chômage,
  • gèrent les comptes et le financement des allocations,
  • coordonnent les opérateurs
  • et animent avec Pôle emploi les relations avec les partenaires sociaux en région.

Les 7 Directions de l'Unédic :

  • Direction des affaires juridiques ;
  • Direction des études et analyses ;
  • Direction des finances et de la trésorerie ;
  • Direction de la gestion et de la comptabilité ;
  • Direction de l’information et de la communication ;
  • Direction de la maîtrise des risques et de la performance ;
  • Direction des ressources humaines et des services généraux.

64%

de femmes

107

salariés fin 2016

36%

d'hommes

81%

de cadres ou de cadres dirigeants

L'Unédic au cœur de l'Assurance chômage

Entretien avec Isabelle Thiébaud-Corbé, Directrice des ressources humaines

Quelle évolution a connue l'Unédic ces dernières années ?

Isabelle Thiébaud-Corbé : Son profil a sensiblement changé depuis 2009. Elle est devenue un centre d’expertise reconcentré et tourné vers le service aux partenaires sociaux. L’Unédic s’est transformée pour tenir un rôle de régulateur dans le réseau des acteurs de l’Assurance chômage. Pendant cette période, nous avons recomposé un ensemble de compétences en adéquation avec les missions que les partenaires sociaux avaient redéfinies suite à la création de Pôle emploi.

Isabelle Thiébaud-Corbé
Isabelle Thiébaud-Corbé, DRH de l'Unédic. "Source Unédic - www.unedic.org" - Licence CC 

Quels changements cette évolution a-t-elle impliqués ?

I. T-C. : Avec le transfert du paiement des allocations et du recouvrement des contributions vers Pôle emploi et les Urssaf, les fonctions supports et d’animation de réseau n’avaient plus lieu d’être. Pour disposer des compétences pertinentes, nous avons donc réinventé certaines fonctions et consolidé des savoir-faire stratégiques. Ainsi, des métiers existants ont évolué pour assurer la relation avec les Instances paritaires régionales ainsi que la coopération avec les opérateurs et l’intégration des règles dans leurs systèmes d’information. La direction des études et analyses a été totalement reconstituée sur mesure. Les ressources pour les activités juridiques, la trésorerie et l’audit ont été renforcées.

Comment avez-vous engagé cette transformation ?

I. T-C. : Certaines opportunités de mobilité interne ont permis de redéployer des salariés vers des fonctions nouvelles qui exigeaient une bonne connaissance de l’Assurance chômage. À l’occasion des départs, principalement en retraite, nous nous sommes posé la question de remplacer ou de transférer le poste vacant pour répondre à d’autres besoins. Avec les recrutements externes, l’Unédic a connu un renouvellement significatif. Aujourd’hui, la moitié des salariés nous ont rejoints après 2009. Pendant cette période de changement, nous avons été attentifs à la qualité de vie au travail des salariés.

Entretien avec Pierre Cavard, Directeur des études et analyses

À quoi servent vos études et analyses ?

Pierre Cavard Nous intervenons en amont et en aval de l’action des partenaires sociaux. D’abord, nous les aidons à affiner leur diagnostic, puis lors des négociations, nous leur indiquons mesure par mesure combien coûteraient les mesures qu’ils envisagent, et combien de personnes seraient concernées. Après la conclusion d’un accord, nous estimons ensuite l’impact des mesures négociées sur les publics concernés et sur l’équilibre finnancier de l’Assurance chômage. Puis vient le temps de l’évaluation.

Pierre Cavard, Directeur des études et analyses de l'Unédic
Pierre Cavard, Directeur des études et analyses de l'Unédic. "Source Unédic - www.unedic.org" - Licence CC 

Quelle est l’importance de cette mission d’évaluation ?

P. C. : Nous jouons un rôle particulier dans l’évaluation des dispositifs décidés par les partenaires sociaux, comme l’aide à la reprise ou la création d’entreprise ou les droits rechargeables. Nous les étudions pour savoir ce qu’ils produisent, si les résultats sont conformes aux effets souhaités par les négociateurs. Nous regardons quelles sont les populations concernées et vérifions la justesse des anticipations financières. C’est d’autant plus important aujourd’hui que, dans certains dispositifs, le demandeur d’emploi peut opérer un choix – droit d’option et création d’entreprise. Ils sont donc plus difficiles à chiffrer a priori. Notre mission d’évaluation se déroule sans contrainte, en lien avec les valeurs de transparence, de neutralité et d’objectivité portées par l’Unédic. C’est aussi un effet et de la méthode paritaire où les phases de diagnostic et de décision sont distinctes.

Pourquoi avoir créé un comité scientifique ?

P. C. : Nous avons créé en 2015 un comité scientifique avec des personnalités extérieures, qui se réunit tous les trimestres et nous aide à élaborer nos projets d’évaluation pour garantir nos méthodes et la neutralité des résultats. Le marché du travail est devenu complexe, ce qui exige de notre part une certaine technicité pour mener à bien nos missions. Il faut une réelle qualité des données, une grande précision, pour mener des études pertinentes sur les trajectoires individuelles par exemple. Il faut trouver le bon niveau de recul sur les sujets, au niveau du secteur, des régions, des métiers, des types de contrats. Cela suppose de travailler sur un temps long grâce à des partenariats avec le monde universitaire, comme nous l’avons fait sur la réembauche.

Vous évaluez les dispositifs mis en place mais vous pouvez également en simuler de nouveaux, comment ?

P. C. : Nous avons développé un outil de simulation à partir d’une base de données des périodes d’emploi sur les six dernières années, constitué à partir du Fichier national des allocataires. Cet outil baptisé Télémac nous permet de simuler une nouvelle réglementation d’assurance chômage, ce qu’elle coûterait, combien de personnes elle concernerait en analysant la combinaison des mesures, leur montée en charge, les éventuelles non-prises en charge qu’elles génèrent et les caractéristiques des personnes concernées. C’est un outil puissant conçu pour l’aide à la décision des partenaires sociaux.