Chiffres clés

Le montant d'indemnisation chômage au 1er trimestre 2026

Au 1er trimestre 2026, le montant moyen d’allocation mensuelle nette versée aux allocataires de l’Assurance chômage est de 1 055 €.

24 septembre 2026 - Adrien Gaboulaud et Odile Muller

L’allocation mensuelle nette versée correspond aux montants effectivement versés aux allocataires, tenant compte du fait que certaines personnes indemnisées ne le sont pas au titre d’un mois entier, en raison d’une prise en charge pour arrêt maladie ou d’un cumul de l’indemnisation avec un revenu d’activité par exemple. Au 1er trimestre 2026, 2,6 millions de personnes sont indemnisées (sur 3,8 millions de personnes prises en charge par l’Assurance chômage).

Au 1er trimestre 2026, l’allocation nette versée est en moyenne de 1 055 € par mois. Les allocataires qui ont travaillé et cumulent leur revenu avec une partie de leur allocation ont reçu en moyenne 820 € par mois, au titre du cumul, sur la même période. Les allocataires qui n’ont pas travaillé du tout ont reçu 1 152 € d’allocation en moyenne. A noter : les données relatives aux allocataires qui travaillent font l’objet d’une correction (voir Encadré).

Plus de la moitié des allocataires indemnisés touchent moins de 1000 euros par mois

La répartition des allocataires indemnisés est telle que 54 % touchent une indemnisation inférieure à 1 000 € nets mensuels. Près de 4 sur 10 reçoivent une allocation comprise entre 1 000 € et 2 000 € et 6 % touchent plus de 2 000 €. Les allocations de 3 000 € ou plus sont rares : elles concernent 2 % seulement des indemnisés. Il faut noter qu’une majorité d’allocataires perçoit une allocation inférieure au montant mensuel du Smic net (1443,11 € au 1er trimestre 2026).

Les montants selon le profil des allocataires révèlent des disparités. Des différences importantes existent selon le niveau de diplôme : les allocataires ayant un diplôme inférieur au Bac perçoivent des allocations sensiblement inférieures (881€) à ce qui est versé aux allocataires qui sont diplômés du supérieur (1 267 €).

Le montant moyen mensuel net versé aux allocataires femmes (971 € au 1er trimestre 2026) est inférieur à celui versé aux allocataires hommes (1 135 €). Cette différence est la conséquence de niveaux d’allocation journalière inférieurs pour les femmes (reflet des écarts de salaire sur le marché du travail notamment en raison d'une plus forte proportion de femmes travaillant à temps partiel) et de la plus forte proportion de femmes allocataires qui travaillent durant leur droit.

Enfin, les plus jeunes perçoivent également des allocations sensiblement plus faibles (747 € pour les moins de 25 ans au 1er trimestre 2026). Les allocataires de 55 ans ou plus, eux, perçoivent des allocations en moyenne plus élevées (1 223 €).

Toutes ces disparités reflètent, notamment, les différences dans les salaires ayant servi à calculer l’allocation.

Montant moyen d'allocation mensuelle nette versée au T1 2026, selon le profil des allocataires

Profils

Montant moyen de l’allocation mensuelle nette versée (en €)

Sexe

Hommes

1135

Femmes

971

Âge

Moins de 25 ans

747

25 à 34 ans

1023

35 à 44 ans

1111

45 à 54 ans

1109

55 ans ou plus

1223

Niveau de diplôme

Inférieur au Bac

881

Bac

939

Études supérieures

1267

Ensemble

1055

Données brutes. Source : Fichier national des allocataires (FNA)
Champ : allocataires ayant un droit ouvert au titre de l’ARE, l’AREF, l’ARE pour projet professionnel, l’ASP, l’ATI ou une allocation antérieure

Retrouvez l’ensemble des indicateurs de cette publication et leurs définitions en open data et dans un tableau de suivi détaillé sur data.unedic.org.

  • A propos des données sur les allocataires qui travaillent

    Une correction relative aux allocataires qui travaillent en cours de droit conduit à revoir à la baisse les montants indiqués pour l’allocation mensuelle nette des allocataires qui travaillent et sont indemnisés (et inversement).

    Lors de leur actualisation à France Travail, les allocataires entrepreneurs sont obligés de rentrer une durée non nulle de travail, même quand ils n'ont pas exercé d’activité non salariée sur le mois. Cela augmentait artificiellement le nombre d’allocataires qui travaillent et sont indemnisés, qui est revu à la baisse (environ 8 % en 2025).

    Ce changement a un impact sur le montant net d’indemnisation mensuel selon l’activité dans le mois (le fait de travailler ou non).

    Des allocataires qui ne travaillaient pas, donc avec une indemnisation plus élevée, sont sortis du champ des allocataires qui travaillent. Le montant moyen d’indemnisation des allocataires qui travaillent est ainsi revu à la baisse, d’environ 6 %. Mécaniquement, le montant moyen d’indemnisation des allocataires qui ne travaillent pas est revu à la hausse.