Allocataires de l’Assurance chômage. Sur les 3,7 millions d’allocataires pris en charge par l’Assurance chômage en France au 1er trimestre 2025, 2,6 millions sont indemnisés. Les effectifs sont en légère baisse par rapport au 1er trimestre 2024 (-1 %).
Inscrits à France Travail. Au 1er trimestre 2025, 6,5 millions de personnes sont inscrites à France Travail en catégories A, B, C, D ou E, dont 3,2 millions en catégorie A. Des changements dans les règles d’actualisation rendent peu lisibles les évolutions entre les effectifs au 1er trimestre 2025 et ceux au 1er trimestre 2024 (voir Dares pour plus d'informations) . Par ailleurs, de nouvelles catégories F et G ont été créées suite à l’entrée en vigueur de la loi « Plein emploi » (voir Encadré plus bas).
Entrées à l’Assurance chômage. Au 1er trimestre 2025, 408 000 personnes qui ont perdu leur emploi ont ouvert ensuite un droit à l’Assurance chômage (- 3 % sur un an). A noter : le nombre d'ouvertures de droit initiales est très saisonnier (avec un pic d'ouvertures de droit à la sortie des vacances d'été, au mois de septembre).
Le nombre d’entrées a été affecté à la baisse à partir du second semestre 2021, sous l’effet de la réforme de l’Assurance chômage entrée pleinement en vigueur cette année-là.
Part des allocataires qui travaillent. A la fin du 1er trimestre 2025, 50 % des allocataires pris en charge travaillent une partie du mois tout en étant inscrits à France Travail. La moitié des allocataires qui travaillent (soit 24 % de l’ensemble des allocataires) cumulent leur rémunération avec une partie de leurs allocations chômage (dans la limite de leur salaire perdu).
Montant de l’allocation. Le montant moyen de l’allocation mensuelle nette reçue est de 1 031 € au 1er trimestre 2025. Les allocataires qui travaillent et cumulent leur revenu avec une allocation touchent en moyenne 861 € d’allocation et les allocataires qui ne travaillent pas du tout dans le mois perçoivent en moyenne 1 116 €.
Dépenses d’indemnisation. Au 1er trimestre 2025, les dépenses trimestrielles d’indemnisation s’élèvent à 9,3 Md€, en hausse de 1 % par rapport au même trimestre l’année précédente. Cette augmentation contenue résulte, dans un contexte de léger recul des effectifs d’allocataires, des effets – atténués en 2024 mais toujours présents – de l’inflation sur les salaires de référence des nouveaux entrants et de la revalorisation des allocations d’assurance chômage décidée par le Conseil d’administration de l’Unédic en juillet 2024.
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Inscriptions automatiques à France Travail prévues par la loi « plein emploi » : quels effets pour les indicateurs de l’Assurance chômage ?
En savoir plusDepuis le 1er janvier 2025, les allocataires du RSA, les jeunes suivis par les Missions locales et les personnes suivies par Cap Emploi sont désormais inscrites automatiquement à France Travail, conduisant à l’augmentation massive des effectifs d’inscrits et à la création de deux nouvelles catégories F et G. Toutefois, les conséquences pour l’Assurance chômage sont pour l’heure limitées. En effet, les nouveaux inscrits « automatiques » sont plutôt éloignés du marché du travail, de sorte que, au moins dans un premier temps, la plupart ne peuvent pas ouvrir de droit auprès de l’Assurance chômage, faute de réunir les conditions nécessaires pour accéder à l’indemnisation.
L’automatisation des inscriptions pour certains publics pourrait avoir un effet sur le nombre de chômeurs indemnisés, par exemple en incitant des personnes éligibles à l’Assurance chômage à ouvrir des droits alors qu’elles ne l’avaient pas fait jusqu’à présent, réduisant ainsi le non-recours à l’Assurance chômage. Ces effets sur les effectifs de chômeurs indemnisés sont cependant difficiles à chiffrer à ce stade.
Retrouvez l’ensemble des indicateurs de cette publication depuis 2007 en open data et dans un tableau de suivi détaillé sur data.unedic.org.