Fin 2024, 3,8 millions de personnes étaient prises en charge par l’Assurance chômage. L’Unédic avait déjà mis en avant les statistiques exposant la grande diversité des profils des allocataires, à contre-courant des idées reçues sur le « chômeur-type ». Dans la continuité de cette démarche, la présente publication propose une exploration en détails de 16 populations, que nous avons partagées entre les allocataires relevant d'une fin de contrat (50 %) et ceux relevant d'une rupture de contrat (50%).
Quel âge ont ces personnes ? S’agit-t-il plutôt de femmes ou d’hommes ? Dans quel secteur et pour quel type d’entreprises travaillaient-elles ? Chaque fiche, sur sa première page, apporte des réponses à ces questions. Sur la deuxième page sont exposés les paramètres de l’Assurance chômage relatifs à la population concernée : allocation journalière nette, durée potentielle du droit. Les pyramides des âges ci-dessous vous permettent d’accéder d’un clic à chacune des 16 fiches.
CDD
523 000 allocataires (soit 14 %) sont pris en charge à la fin d’un CDD pour surcroît d’activité (la majorité), d’un CDD de remplacement (un tiers) ou d’un CDD d’insertion.
Il s’agit plus souvent de femmes (58 %), et de jeunes. La moitié de ces allocataires étaient à temps partiel.
Ces allocataires bénéficient d’une allocation journalière nette de 31 € en moyenne, plus faible que celle de l’ensemble des allocataires qui s’élève à 40 €.
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Saisonnier
233 000 allocataires (soit 6 %) sont pris en charge après un CDD saisonnier. Ils sont autant de femmes que d’hommes, et sont plus jeunes.
Dans certains secteurs très saisonniers (culture de fruit, téléphériques et remontées mécaniques...), plus de 70 % des allocataires sont pris en charge après un CDD saisonnier.
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CDD d’usage
101 000 allocataires (soit 3 %) sont pris en charge après un CDD d’usage. Ce sont plus souvent des femmes, de tous âges, un peu plus souvent des jeunes.
Ils représentent 3 % des effectifs, mais 2 % des dépenses. En effet l’allocation journalière est plus faible et la part des allocataires non indemnisés (39 %) est plus élevée du fait d’un pourcentage élevé d’allocataires qui travaillent (59 %).
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CDD employeur public
157 000 allocataires (soit 4 %) sont pris en charge après un CDD de droit public.
L’employeur est souvent la commune, pour des métiers en lien avec les écoles (animateurs périscolaires, ATSEM, AESH, employé de restauration) ou d’autres collectivités territoriales.
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Intermittent du spectacle
138 000 allocataires (soit 4 %) sont pris en charge après un CDD intermittent du spectacle, au titre de l’annexe 8 ou 10 de la convention d’assurance chômage.
Ils ont davantage travaillé dans la branche du spectacle vivant (54 %) que dans le spectacle enregistré (33 %) ou les autres branches non professionnelles du spectacle (13 %).
Intérimaire
507 000 allocataires (soit 13 %) sont pris en charge après une mission d’intérim. Ce sont plus souvent des hommes (71 %), de tous âges, un peu plus souvent des jeunes.
Ils représentent 13 % des effectifs, mais 8 % des dépenses. En effet l’allocation journalière est plus faible et la part des allocataires non indemnisés est plus élevée (45 % vs 30 %) du fait d’un pourcentage élevé d’allocataires qui travaillent (59 % vs 50 %).
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Alternants
238 000 allocataires (soit 6 %) sont pris en charge après un contrat d’alternance (d’apprentissage ou de professionnalisation), arrivé à terme ou ayant été rompu. Dans 80 % des cas, le contrat est arrivé à terme.
La grande majorité d’entre eux ont moins de 30 ans, en lien avec les conditions d’âge relatives au contrat d’apprentissage. Il y a autant d’hommes que de femmes. Ces allocataires sont plus souvent diplômés du supérieur (bac + 3 et plus) que l’ensemble des allocataires.
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Licenciement pour inaptitude
202 000 allocataires (soit 5 %) sont pris en charge à la suite d’un licenciement pour inaptitude. La part des femmes y est légèrement plus élevée et la proportion de seniors nettement plus importante : 31 % ont plus de 55 ans, contre 14 % parmi l’ensemble des allocataires.
Ces allocataires travaillaient plus souvent dans de grandes entreprises et plus rarement dans des micro-entreprises.
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Licenciement pour faute
344 000 allocataires (soit 9 %) sont pris en charge à la suite d’un licenciement pour faute ou pour un autre motif non économique (hors licenciement pour inaptitude et licenciement par un particulier). Dans près de deux tiers des cas, il s’agit d’un licenciement pour faute grave.
Les secteurs du commerce, des activités de services administratifs et du transport y sont particulièrement représentés. Pour le transport, 10 % des allocataires concernés travaillaient dans ces secteurs, contre 5 % pour l’ensemble des allocataires.
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Employé d’un particulier
156 000 allocataires (soit 4 %) sont pris en charge après un contrat auprès d’un particulier employeur. Ces allocataires sont très majoritairement des femmes (97 %) et sont plus âgées : la moitié a plus de 50 ans.
Il s’agit majoritairement d’assistantes maternelles (62 %), mais aussi d’aides ménagères
(10 %) ou d’auxiliaires de vie (6 %), employés par des particuliers, selon le métier recherché.
Licenciement économique
202 000 allocataires (soit 5 %) sont pris en charge après un licenciement économique. Ces allocataires travaillaient nettement plus souvent dans des micro-entreprises (39 % contre 20 % pour l’ensemble des allocataires) et plus rarement dans des entreprises de taille intermédiaire (10 %), des associations (5 %) ou de grandes entreprises (2 %).
La durée potentielle moyenne des droits est de 25 mois, contre 18 mois pour l’ensemble des allocataires. Au total, 89 % disposent d’un droit d’une durée de 18 mois ou plus.
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Fin de période d’essai
103 000 allocataires (soit 3 %) sont pris en charge après la fin d’une période d’essai à l’initiative de l’employeur. Ils sont légèrement plus souvent des hommes (56 %) et sont globalement plus jeunes, avec un âge moyen autour de 30 ans.
La part des cadres est élevée : 30 % contre 12 % pour l’ensemble des allocataires. Ces allocataires travaillaient plus souvent dans des PME (43 % d’entre eux).
Rupture conventionnelle
669 000 allocataires (soit 18 %) sont pris en charge après une rupture conventionnelle. Ils travaillaient plus souvent dans des entreprises de moins de 250 salariés, en particulier dans des micro-entreprises.
Bien qu’ils représentent 18 % des effectifs, ils concentrent 25 % des dépenses d’indemnisation. Cet écart s’explique par un niveau d’allocation journalière plus élevé et par une proportion relativement importante d’allocataires effectivement indemnisés (80 %). Parmi eux, 50 % sont indemnisés sans avoir travaillé dans le mois (indemnisation pour l’ensemble des jours du mois), tandis que
30 % perçoivent une indemnisation partielle en raison d’une activité exercée au cours du mois.
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Démission pour reconversion
31 000 allocataires (soit 1 %) sont pris en charge après une démission pour projet professionnel (ou démission-reconversion).
Leur niveau de diplôme est nettement plus élevé que celui de l’ensemble des allocataires : 59 % possèdent un diplôme supérieur au baccalauréat. La part de cadres y est également élevée (31 %).
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Départ volontaire
96 000 allocataires (soit 3 %) sont pris en charge après un départ volontaire. Dans 55 % des cas, il s’agit d’une démission pour un motif légitime, qu’il soit personnel ou professionnel. Dans les 45 % restants, la prise en charge fait suite à un réexamen de la situation par une Instance paritaire régionale, qui s’est prononcée favorablement au regard des efforts de reclassement entrepris.
Ces allocataires sont plus souvent des femmes (64 %) et sont, en moyenne, plus diplômés que l’ensemble des allocataires.
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Frontalier
54 000 allocataires (soit 1 %) sont pris en charge après un contrat effectué dans un pays frontalier, dont 43 000 allocataires indemnisés.
Dans certaines zones d’emploi, la part des allocataires frontaliers est particulièrement élevée : 45 % dans les zones de Saint-Louis (Haut-Rhin) et le Genevois français (Ain et Haute-Savoie),
44 % dans les zones de Thionville (Moselle) et Pontarlier (Doubs).
Les travailleurs frontaliers cotisent dans l’État où ils sont salariés mais sont indemnisés par leur pays de résidence. Bien que la réglementation européenne prévoie une compensation financière entre États, les remboursements versés à l’Unédic restent chaque année largement inférieurs aux dépenses d’indemnisation, source d’un important déséquilibre financier pour l’Unédic.
► Accéder à la fiche sur les allocataires pris en charge après un contrat frontalier